Parage préventif : interview de Thomas ROUXEL, éleveur laitier

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Parage préventif : interview de Thomas ROUXEL, éleveur laitier

Thomas ROUXEL, éleveur laitier à St Gouéno, confie le parage des pattes de ses vaches à MSB. L’agriculteur a opté pour un parage préventif, il nous explique pourquoi ce choix et comment il procède.

Thomas a rejoint ses parents sur l’exploitation familiale, le GAEC DES CLOTURES, il y a 3 ans. L’exploitation de 110 hectares accueille 110 vaches prim’holstein pour une référence de 900 000 litres.

Thomas ROUXEL

Thomas, depuis combien de temps réalisez-vous du parage préventif ?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours vu mes parents parer tout le troupeau, même lorsqu’ils étaient en aire paillée. L’ensemble du troupeau était paré au mois de mars avant la sortie au pâturage.

Lors de mon installation, nous avons revu la salle de traite pour la passer à 12 postes en double équipement avec une traite par l’arrière. Dans ces conditions, il nous a été moins facile de parer tout le troupeau d’un seul coup. Nous avons donc pris la décision de faire parer les vaches taries en systématique, juste avant tarissement, et d’intervenir au cas par cas pour les boiteries isolées.

Je me suis formé au parage et me suis équipé d’une cage, ce qui me permet de traiter moi-même les vaches boiteuses isolées. En pleine lactation, il faut réagir rapidement pour limiter l’impact d’une boiterie sur les performances de l’animal. Pour ce qui est des interventions « collectives », nous avons préféré les déléguer à l’équipe MSB pour faciliter notre organisation, une seule personne est monopolisée sur la matinée. Ils interviennent 10 fois par an sur l’exploitation. Avec cette organisation, je réalise des économies, j’agis avec réactivité et anticipe les problèmes.

Pourquoi avoir fait ce choix de parer lors de la phase de tarissement ?

Il y a quelques années, j’ai envoyé une vache tarie avec une dermatite au champ. Lorsqu’elle est revenue quelques temps après, elle avait un trou dans le pied. C’est de là qu’est venu le déclic. J’ai réalisé qu’il était impératif de soigner les pattes juste avant le tarissement. Pour moi c’est la meilleure période pour parer. Les vaches ont le temps de récupérer en cas de soins apportés sur une lésion et partent avec des pieds sains sur une nouvelle lactation. Je sécurise les performances de mon troupeau.

Quels résultats avez-vous observé depuis votre passage au parage préventif des vaches taries ?

Je n’ai pas chiffré les impacts de cette pratique. Néanmoins je sais que j’ai moins de vaches qui boitent au pic de lactation et que j’obtiens donc de meilleures performances laitières. Je réforme également beaucoup moins pour cause de dermatites et autres pathologies du pied.

Hormis l’acte de parage, votre pareur vous apporte-t-il des conseils ?

Bien sûr. Mon pareur m’a formé sur la structure du pied, il me donne des conseils concrets notamment sur le traitement des dermatites et abcès. Il m’a également aidé à mettre en place des protocoles préventifs pour limiter les pathologies.

Morgan LONGE, le pareur qui intervient chez Thomas, nous explique le déroulement de son intervention

Le fait de planifier mes interventions chez Thomas facilite notre organisation à tous les deux.

En effet, de son côté Thomas peut noter les numéros des vaches qu’il souhaite parer at ainsi m’annoncer un nombre précis d’animaux à voir, ce qui me permet de mon côté d’organiser mon temps de travail correctement.

Etant donné que nous nous voyons régulièrement, nos habitudes sont prises : les animaux sont mis de côté avant mon arrivée, je place ma cage de façon à simplifier au maximum la circulation des animaux, ceci étant rendu possible car intervention après intervention, nous avons pu affiner notre façon de fonctionner.

Thomas m’informe au cours de mon intervention de l’état de santé de l’animal qui est dans la cage, ce qui permet d’adapter mon parage.

L’objectif de notre collaboration est de fixer un intervalle adapté entre deux rendez-vous afin de pouvoir parer d’une part de façon préventive les animaux qui seront taris prochainement et d’autre part de soigner les vaches présentant des signes de malaise dans leur démarche.


Morgan LONGE

Pareur, MSB

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Nouvel étalon cellules : Quels sont les premiers retours ?

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Nouvel étalon cellules : Quels sont les premiers retours ?

Depuis le 1er avril 2021, les laboratoires utilisent un nouvel étalon pour calibrer les analyseurs cellulaires. Les travaux expérimentaux prévoyaient une baisse non systématique de 20 à 25% des valeurs. Qu’en est-il sur le terrain aujourd’hui ?

1. Une baisse effective des moyennes cellulaires

Habituellement, entre mars et avril, on note une baisse d’environ 5% des moyennes cellulaires, dans les exploitations en contrôle de performance chez Eilyps.

Cette année, on observe une chute de 23% des moyennes cellulaires, passant ainsi de 266 000 cellules/ml à 205 000 cellules/ml. Si le schéma reste le même que les autres années, la mise en place du nouvel étalon entrainerait une diminution de 18% des moyennes cellulaires annuelles.

2. Une réduction significative des pourcentages des taux cellulaires

Histogramme taux cellulaires

Les années précédentes, les pourcentages de taux cellulaires individuels (% TCI) inférieurs à 300 000 cellules/ml (colonnes vertes + bleues sur le graphique ci-dessus) oscillent d’environ 0.4 points de mars à avril.

Cette année, la baisse des % TCI < 300 000 cellules/ml entre mars et avril 2021 est de 3,6 points, passant ainsi de 83,9 à 87,5%.

3. Quelles conclusions en tirer pour le pilotage des troupeaux ?

La mise en place du nouvel étalon et les premières observations terrain, dévoilent l’intérêt majeur de maintenir la vigilance sur les vaches entre 300 000 – 800 000 cellules/ml.
Ce groupe de vache est souvent « invisible », sans symptômes et sans particularités.

La recommandation est d’identifier précocement vos vaches avec des TCI à la hausse, de les traiter au besoin, éventuellement de stopper la traite sur les quartiers infectés en lactation, d’adapter vos protocoles de tarissement au qualificatif mamelle et de réformer les infectées chroniques !

Contact

Vous avez des questions ou des remarques, nous serions ravies d’échanger avec vous !

L’équipe qualité du lait

 

Sophie GEANT

Consultante qualité du lait

06 88 84 24 10

sophie.geant@eilyps.fr

 

Caroline OULHEN

Vétérinaire – Consultante – Formatrice

06 88 84 28 70

caroline.oulhen@eilyps.fr

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