Facteurs de risques de l’infection par le virus de la BVDV en élevage bovin

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Le virus de la BVDV

Le virus de la BVDV (BVDV = « Bovine Viral Diarrhoea Virus») est un des virus les plus communs dans l’espèce bovine ; l’infection qu’il provoque est endémique dans la plupart des régions du monde. La diffusion du virus en élevage se réalise soit :

  • par des animaux infectés permanents immunotolérants (IPI : infectés in utero entre 40 et 120 jours de gestation),
  • soit par contact direct (« de nez à nez ») entre bovins, soit indirectement par du matériel contaminé.

De nombreux pays ont mis en place des stratégies de contrôle ou d’éradication, qui peuvent être compromises par des facteurs favorisant l’introduction ou la persistance du virus en élevage.

 

Synthèse des facteurs de risques de l’infection par le BVDV

L’objectif de cette publication, fruit de la coopération de scientifiques néerlandais, irlandais et français (INRAE Oniris BIOEPAR), est de réaliser une synthèse bibliographique des facteurs de risques de l’infection par le BVDV en élevage bovin, dans le contexte européen, ainsi que d’évaluer leur importance respective. La sélection des publications, via cette méta-analyse à partir de 3 bases de données (PubMed, Scopus, CAB Abstracts), a pris en compte les 4 paramètres suivants : zone géographique appropriée (Europe), représentativité de la population bovine étudiée, qualité des analyses statistiques, disponibilité de données quantitatives suffisantes.

A partir de 18 études observationnelles sélectionnées au final, 6 facteurs de risques distincts ont été analysés :

  • type d’élevage,
  • taille d’élevage,
  • participation à des salons ou marchés,
  • introduction de bovins dans l’élevage,
  • pâturage,
  • contacts avec d’autres bovins en pâture.

L’analyse statistique a été réalisée sur la base des « odds ratios » (OR ; rapport de chances en français).

 

Les résultats ont mis en évidence des OR significativement plus élevés :

  • Pour les élevages laitiers par rapport aux élevages allaitants (OR = 1,63),
  • Dans les élevages de grande taille par rapport aux élevages moins importants en nombre de bovins (OR = 1,04 pour chaque série de 10 bovins supplémentaires),
  • Pour les élevages qui participent à des salons ou marchés (OR = 1,45),
  • Dans les élevages qui introduisent des animaux de l’extérieur (OR = 1,41),
  • Pour les élevages qui partagent des pâtures ou ont des contacts directs avec des bovins d’autres élevages lors du pâturage (OR = 1,32).

 

Ces résultats doivent cependant être interprétés avec la prudence nécessaire, compte-tenu d’un fort niveau d’hétérogénéité entre les études publiées. Cependant, ces données obtenues grâce à cette méta-analyse délivrent une indication quant aux facteurs de risques les plus importants de l’infection à BVDV : ceux-ci doivent être pris en considération dans le développement, l’évaluation et l’optimisation des stratégies de lutte contre cette infection.

Cette étude bibliographique, sur la base d’une méta-analyse de 18 publications autour de l’introduction et la persistance de l’infection à virus de la BVD en élevage bovin, a mis en évidence 6 facteurs de risque significatifs :

  • type d’élevage (laitier > allaitant),
  • taille d’élevage (élevée > petite),
  • participation à des salons ou marchés,
  • introduction d’animaux de l’extérieur,
  • pâturage,
  • contacts avec des bovins d’autres élevages en pâture.

Ces paramètres sont à considérer lors de la mise en place et du suivi de mesures de contrôle ou d’éradication de l’infection à BVDV en élevage bovin.

 

Résumé Publication “Quantification of risk factors for bovine viral diarrhea virus in cattle herds :

A systematic search and meta-analysis of observational studies.”

van Roon AM, Mercat M, van Schaik G, Nielen M, Graham DA, More SJ, Guelbenzu-Gonzalo M, Fourichon C, Madouasse A, Santman-Berends IMGA
Journal of Dairy Science, 2020, 103: 9446-9463.

GP-R-FR-NON-210100072

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e-Congrès de la Santé Animale 2021 : ouverture des inscriptions !

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Le e-Congrès de la Santé Animale aura lieu cette année du 22 au 28 mars 2021, inscrivez-vous dès maintenant !

Assistez à plus de 45 webconférences dédiées à la santé animale et animées par des experts de la profession.

Les conférences seront disponibles en ligne 24h/24, du lundi 22 mars 8h00 au dimanche 28 mars 2021 23h00, gratuitement par simple inscription sur la plateforme.

 

Un programme spécifique dédié aux Ruminants sera disponible pendant ces 7 jours. Vous pourrez ainsi assister à 9 webconférences entre autres sur :

« La vision de l’éleveur – les nouvelles attentes envers son vétérinaire » par le Dr vétérinaire Jonas Cuvillier et l’éleveur Jean-Eude Alexandre,

« Coronavirus des bovins et coronavirose respiratoire du veau » par le Dr vétérinaire Bertrand Ridremont,

« La collecte laitière : gestion des inhibiteurs » par le Dr vétérinaire Bertrand Moinet.

 

Découvrez le programme complet sur le site du e-Congrès de la Santé AnimaleInscrivez-vous dès maintenant pour accéder en illimité aux webconférences !

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Statut nutritionnel, métabolique et sanitaire des vaches laitières et constituants du lait

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Les informations obtenues à partir de l’analyse du lait sont utilisées depuis des années pour évaluer le statut nutritionnel et sanitaire des vaches laitières. C’est un procédé simple et standardisé en élevage, incluant des prélèvements de lait puis une analyse de ses constituants par une technologie infrarouge peu coûteuse.

 

Les auteurs allemands de cette publication avaient déjà, lors d’une précédente publication, à partir de 7,37 millions de données d’analyse de lait collectées dans tous les « Länder » allemands en 2015, tiré des premières conclusions, notamment sur la nécessité de coupler les données de matières grasses (MG) et protéiques (MP) du lait avec la race et la quantité de lait produite pour évaluer le statut nutritionnel des vaches.

L’équipe scientifique a repris la même base d’enregistrement des composants du lait afin de réaliser une nouvelle évaluation du statut nutritionnel des vaches laitières. Ils ont ainsi croisé deux séries de données :

  • informations sur la fertilité et la santé des vaches (série A),
  • caractéristiques métaboliques et nutritionnelles (ingérés énergétique et protéique) (série B).

La série A incluait 32 élevages laitiers pour près de 73.000 enregistrements sur près de 44.000 vaches ; pour la série B, l’analyse a porté sur 12 élevages, avec près de 50.000 enregistrements effectués sur 1.650 animaux.

 

Les résultats et conclusions de l’étude ont été les suivants :

  • Le statut énergétique de la vache était plus souvent corrélé au rapport MG/MP du lait qu’à la teneur en protéines du lait.
  • Le seuil du ratio MG/MP permettant de distinguer un déficit énergétique d’un statut optimal pour l’énergie était de 1,4 ; ainsi ce ratio, lorsqu’il est inférieur à 1,4, en association avec une teneur en protéines du lait supérieure à 3,20 %, permet de conclure à un statut énergétique favorable pour la vache.
  • Une concentration de l’urée du lait entre 150 et 250 mg / L était mieux corrélée à un apport alimentaire optimal en protéines brutes par rapport à la fourchette de concentration précédemment utilisée de 150 à 300 mg / L.
  • Par contre, une suralimentation énergétique ou un risque d’état corporel excessif ne peuvent être détectés par la seule analyse des constituants du lait.
  • Il n’y avait pas de relation entre la concentration acidobasique de l’urine et les teneurs en constituants du lait.
  • L’analyse des constituants du lait ne permet pas de réaliser une distinction claire, en termes de diagnostic, entre acidose et cétose chez la vache laitière.

Des recherches complémentaires seraient nécessaires afin d’évaluer d’autres critères prédicteurs du statut métabolique de la vache laitière. Certaines variables individuelles, comme le comportement de rumination, pourraient également fournir d’autres informations intéressantes.  

L’analyse des constituants du lait, selon un processus simple et peu coûteux, peut fournir un certain nombre d’informations inhérentes au statut métabolique et sanitaire de la vache laitière. Ainsi, une relation significative a été établie, lors de cette étude, entre le statut énergétique de la vache et le rapport entre matières grasses et protéiques du lait : ce ratio, s’il est supérieur à 1,4, est indicatif d’un risque de cétose chez la vache laitière.

 

Résumé Publication “Relationship between milk constituents from milk testing and health, feeding, and metabolic data of dairy cows.”

Glatz-Hoppe J, Boldt A,Spiekers H, Mohr E, Losand B
Journal of Dairy Science, 2020, 103: 10175-10194.

GP-R-FR-NON-210100072

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Infections intramammaires de la vache laitière primipare survenue et facteurs de risques

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Quels risques lorsqu’une infection intrammamaire se déclare avant le vêlage ?

Les épisodes de mammite chez la vache laitière primipare ont une importance reconnue à l’échelle mondiale et ont un impact sur la production et la qualité du lait.

Une infection intramammaire avant le vêlage et en début de lactation peut interférer avec le développement de la glande mammaire, la production ultérieure de lait, la santé de la mamelle et augmenter les risques de réforme. Afin de réduire le risque de mammite chez la vache en première lactation, et donc les effets défavorables sur la future production laitière et la qualité du lait, il est nécessaire d’identifier le moment de l’infection et les facteurs de risque associés au niveau de l’animal et du quartier.

L’infection intramammaire : étude sur le moment de l’apparition et facteurs de risques associés

Le but de cette étude résultant d’une collaboration entre les Universités de Copenhague et Hanovre était de mieux définir le moment d’apparition des infections intramammaires et mammites subcliniques et de le relier aux facteurs de risque par l’examen cytomicrobiologique d’échantillons de lait de quartiers de vaches laitières primipares.

Ont été incluses dans l’analyse, entre août 2017 et mai 2018, 279 vaches laitières primipares de race Holstein provenant de 3 élevages du nord et de l’est de l’Allemagne (taille de ces fermes : 160, 221 et 784 vaches laitières ; niveau moyen de cellules somatiques du lait ou CCS : respectivement 160.000, 180.000 et 260.000 cellules/ml). Des prélèvements de lait de quartiers ont été réalisés en moyenne 3 et 17 jours après vêlage : ils étaient ensuite analysés aux niveaux microbiologique (culture bactérienne) et cellulaire (détermination du CCS par cytométrie de flux).

Les résultats significatifs et conclusions de l’étude ont été les suivants :

  • L’accroissement de l’âge au premier vêlage augmente le risque d’infection intramammaire par des staphylocoques « coagulase negative » (SCN) et les bactéries corynéformes (Corynebacterium spp.).
  • Le décrochage des gobelets en cours de traite est un facteur de risque de nouvelles infections entre 3 et 17 jours après vêlage.
  • L’augmentation du niveau de production laitière après le vêlage est associée à une diminution des infections intramammaires par des agents pathogènes environnementaux et des mammites cliniques. Par contre, une forte production laitière, associée à un œdème mammaire, est un facteur de risque des infections par des bactéries SCN et corynéformes.
  • L’élévation du CCS après vêlage accroit les risques d’infections intramammaires par des bactéries contagieuses, ceci 17 jours post-partum.
  • Dans le cadre de cette étude, les quartiers infectés ont éliminé entre 3 et 17 jours après vêlage les bactéries pathogènes dans 6,9 % des cas.
  • Les risques de nouvelles infections ont également été évalués (infections d’un même quartier par une pathogène différent entre 3 et 17 jours après vêlage ; détection d’une infection intramammaire 17 jours après vêlage sur un quartier sain 3 jours post-partum). Au total 82,9 % des quartiers infectés ont été concernés par une nouvelle infection 17 jours après vêlage (particulièrement par des bactéries SCN et corynéformes), avec une espèce bactérienne différente de celle mise en évidence 3 jours post-partum.

Le début de lactation est une période importante pour la santé de la mamelle et les infections intramammaires post-partum chez la vache laitière primipare, avec la possibilité pour les quartiers d’éliminer les bactéries pathogènes, mais aussi avec le risque d’apparition de nouvelles infections. L’âge au premier vêlage, l’œdème de la mamelle, le niveau de production laitière, la concentration en cellules somatiques du lait, le décrochage des gobelets au cours de la traite sont autant de facteurs de risques de nouvelles infections en début de première lactation.

GP-R-FR-NON-210100072

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[Conseil] Témoignage d’une éleveur laitier sur son accompagnement 2021

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La possibilité d’avoir à la fois une vue d’ensemble, technique et économique, par mon conseiller mais aussi d’aller plus loin grâce à un consultant.

Le changement d’interlocuteur apporte un autre regard sur l’exploitation. L’an dernier, Mélanie GAUTIER, consultante Economie Visiolys, a réalisé un prix d’équilibre et a mis en évidence, par ses commentaires, de nouveaux leviers pour améliorer le coût alimentaire. Pour 2021, j’ai programmé sa venue pour poursuivre cette analyse économique.

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[Caprin] L’organisation des mises bas

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[Caprin] L’organisation des mises bas

Les chevrettes d’aujourd’hui sont le troupeau de demain, c’est pourquoi leur élevage est un investissement nécessaire qu’il faut valoriser au mieux et ce dès la mise-bas !

Les soins autour de la mise-bas

Comme chez les autres ruminants, le nouveau-né caprin naît avec un système immunitaire non fonctionnel en raison de l’étanchéité de la barrière placentaire aux anticorps sécrétés par l’organisme de la chèvre gestante. Or, dès la naissance, l’animal entre en contact avec un microbisme potentiellement agressif. C’est pourquoi, les premiers soins apportés aux nouveaux-nés visent à leur transférer cette immunité en leur faisant boire du colostrum. Son ingestion rapide permet de :

  • Stimuler le développement du système immunitaire grâce aux cellules immunitaires, hormones, vitamines et oligo-éléments présents en grande quantité dans le colostrum
  • Lutter contre l’hypothermie et d’apporter une vitalité aux chevreaux grâce à sa forte concentration en lipides et glucides
  • D’activer le transit intestinal et d’éliminer le méconium (matière fécale contenue dans l’intestin du foetus et expulsée peu après la naissance)

Quel colostrum ?

Il est indispensable de prendre du colostrum de première traite de chèvres ayant été taries 2 mois, le colostrum étant formé par les sécrétions mammaires durant les 6 dernières semaines de gestation. Il est également conseillé d’utiliser du colostrum de multipares car il est souvent plus diversifié en anticorps que chez les primipares.

L’utilisation d’un réfractomètre permet de déterminer la qualité du colostrum. La mesure en BRIX permet d’estimer sa densité en immunoglobulines. Un seuil de 24% BRIX minimum permet de sélectionner des colostrums dont la concentration en IgG est supérieure à 40g/L.

À quel moment ? En quelle quantité ? Et comment ?

Le colostrum apportera une protection immunitaire pendant les 2 à 4 premières semaines de vie. Il contient une quantité importante d’immunoglobulines (IgG) qui décroit très rapidement (-50% à la 2ème traite). L’idéal est de le donner dans les 2 premières heures de vie !
Il est recommandé de distribuer 10% du poids vif du chevreau dans les premières 24h, fractionné en 2 repas.
Le colostrum peut être distribué au biberon ou par sondage œsophagien. La désinfection de la sonde entre chaque chevreau est fortement conseillée !

Et l'écornage ?

Les femelles peuvent être écornées jusqu’à 8 jours après la naissance tandis qu’il ne faut pas dépasser 3/4 jours pour les mâles. L’écornage doit être pratiqué tôt afin d’éviter les repousses et d’effectuer cette opération quand la corne s’est trop développée.

Par ailleurs, la désinfection du cordon ombilical par trempage de ce dernier dans une solution à base d’iode doit être fait de manière systématique. 

L’organisation en lots des mises bas 

Dès la mise bas, les nouveaux-nés peuvent être placés dans des cases de démarrage : c’est un très bon moyen pour l’éleveur de surveiller quotidiennement la buvée de chaque animal et pour l’apprentissage de la tétée.

Des colliers de marquage (ex : caoutchouc de bocaux) peuvent également être utilisés afin de filier les chevrettes et chevreaux et donc d’identifier les chevrettes de renouvellement et les petits boucs à vendre.

Le poids est le premier critère à considérer lors des naissances. Une fois que les jeunes sont correctement démarrés, ils peuvent être transférés vers l’aire d’élevage qui peut être séparée en différentes cases. Des lots homogènes d’animaux peuvent ainsi être faits ce qui permet d’appliquer un programme alimentaire en fonction de leur croissance (rattrapage par exemple).

L’application d’un plan de prophylaxie

Le CAEV (arthrite encéphalite virale caprine) est une maladie virale dont la maîtrise est délicate du fait de sa prévalence élevée ainsi que de l’existence de formes asymptomatiques. Le virus peut, théoriquement, être présent dans toutes les sécrétions ou excrétions contenant des globules blancs. Le colostrum et le lait sont donc les principales matières virulentes, c’est pourquoi, en l’absence de traitement, un plan de prévention peut être mis en place afin d’éviter la transmission de la mère au jeune et des jeunes entre eux :

  • Séparer immédiatement le nouveau-né de la mère afin d’éviter tout léchage
  • Thermiser le colostrum à 56°C pendant 60 minutes afin d’éliminer les virus responsables du CAEV (protège également contre les mycoplasmes) tout en préservant les anticorps naturellement présents dans le colostrum
  • Séparer physiquement les lots de chevrettes nourries au colostrum thermisé des chevreaux de boucherie alimentés au colostrum sans traitement thermique et utiliser du matériel spécifique de distribution du lait

Les obligations réglementaires

Une fois les premiers soins apportés aux chevreaux, il est nécessaire de procéder aux opérations d’identification. Il existe plusieurs modalités de marquage des animaux selon leur situation :

  • Un animal qui naît dans un élevage et qui y reste doit être identifiés au plus tard à 6 mois avec deux identifiants : l’un conventionnel dans l’oreille droite et l’autre électronique (boucle dans l’oreille gauche ou bague au paturon)
  • Pour les chevreaux de boucherie de moins de 4 mois sortant de l’exploitation, l’identification unique peut être un tip-tag
  • Pour les chevrettes et petits boucs vendus pour la reproduction, l’identification définitive est obligatoire : boucle conventionnelle et identifiant électronique

Vous souhaitez en savoir plus ?

Contact : Marine ODIETTE – Conseillère Caprins

marine.odiette@eilyps.fr

06 88 84 29 15

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