Chaque journée de pâturage de mes génisses est source d’économie


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Certaines années, la pousse de l’herbe peut être pénalisée par les conditions météo et des périodes de sécheresse.

Le déficit énergétique pourra impacter les performances de reproduction, mais aussi sur le gabarit des génisses qui intégreront le troupeau laitier, avec un risque fort de sous-production.

Dans c’est cas-là, la complémentation des animaux est indispensable. Les apports complémentaires de fourrages du type foin, ensilage d’herbe ou maïs + correcteur, vont permettre de maintenir des croissances satisfaisantes. 



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Epidémiologie moléculaire de Streptococcus uberis et dynamique d’infection


Streptococcus uberis est souvent considéré comme un agent pathogène de la mamelle des vaches laitières ayant une origine (« réservoir ») soit environnementale soit contagieuse mammaire. Plusieurs études ont souligné le degré élevé d’hétérogénéité des isolats de S. uberis mis en évidence dans les quartiers infectés. Des techniques de diagnostic moléculaire se sont développées, telle l’électrophorèse en champ pulsé (PFGE).

Des auteurs ont par ailleurs démontré que les infections intramammaires à S. uberis, indépendamment de leur mode de transmission, pouvaient être transitoires ou permanentes, pour une durée allant de 1 à 370 jours.

L’hypothèse de départ des auteurs (thaïlandais avec la supervision de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas) est que les souches de S. uberis pouvaient être séparées en 3 types distincts :

  1. Une origine environnementale avec une infection transitoire, une guérison rapide et spontanée sans l’évidence d’une transmission entre vaches,
  2. Une origine contagieuse mammaire, avec une infection transitoire, une guérison rapide et spontanée avec un risque de transmission,
  3. Une origine contagieuse mammaire, avec une infection persistante sans guérison, avec un risque de transmission.

L’étude a été conduite dans un élevage laitier de petite taille (27 vaches laitières Holstein) suivi par l’Université de Chiang Mai (Thaïlande) pour des mammites cliniques et subcliniques, dont l’agent principal était Streptococcus uberis (Comptage en Cellules Somatiques moyen au niveau du tank > 1.000.000 cellules/ml). Des prélèvements mensuels de lait de quartier ont été réalisés de manière aseptique sur une période de 10 mois. Les prélèvements étaient mis en culture pour bactériologie ; puis le typage moléculaire des isolats de S. uberis était réalisé par la méthode PFGE. La guérison d’un épisode infectieux était définie par l’absence de bactériologie positive sur 2 prélèvements consécutifs. L’infection était considérée comme transitoire lors d’isolement de la même souche sur un maximum de 2 prélèvement successifs (soit 1 ou 2 mois) ; elle était classée comme persistante lors d’isolement de la même souche durant au moins 3 prélèvements consécutifs. Un traitement antibiotique n’était administré qu’en cas de mammite clinique. Des analyses statistiques ont été faites pour comparer les différences de durée d’infection et les taux de guérison spontanée entre types moléculaires.

Les principaux résultats de cette étude en élevage ont été les suivants :

  • Episodes d’infections intramammaires : sur un total de 851 laits de quartier,145 se sont révélés positifs (infection par S. uberis), avec un profil de mammite subclinique (1 seule vache a été traitée pour mammite clinique). Suite à l’analyse par électrophorèse, les auteurs ont pu distinguer 66 épisodes distincts d’infection intramammaire par la bactérie pathogène.
  • Types de réservoir : la majorité des infections, attribués aux types A1 (55 %), B (17 %) et A2 (11 %), ont été mis en relation avec au moins 2 épisodes infectieux distincts causés par la même souche, retrouvée dans différents quartiers ou sur différentes vaches. Ces résultats indiquent une transmission de quartier à quartier, donc un réservoir contagieux mammaire. Les autres isolats, typés D, E, F1, F2, G et H, n’ont été mis en évidence que lors d’un épisode infectieux unique, indiquant une origine environnementale : ils n’ont concerné qu’une minorité des infections.
  • Guérison des infections : une guérison spontanée a été observée pour 35 épisodes infectieux, dont 91 % étaient en relation avec une infection transitoire (≤ 2 mois). Les épisodes infectieux à réservoir environnemental avaient plus de chances de guérir spontanément que les infections à réservoir contagieux.
  • Infection et stade de lactation : l’infection de quartiers par des souches de S.uberis de type A persistait significativement plus longtemps lors de survenue en début de lactation par rapport à la fin de lactation.

Conclusion de l’étude portant sur l’épidémiologie moléculaire de Streptococcus uberis

Dans cet élevage, la majorité des infections intramammaires à S. uberis ont été transitoires avec une guérison spontanée.

En dehors des infections à réservoir environnemental, la présente étude a défini au moins 3 types différents d’infections à S. uberis à profil « contagieux » : (1) transitoire avec guérison bactériologique spontanée probable ; (2) persistante avec guérison bactériologique spontanée improbable ; (3) transitoire ou persistante avec une guérison spontanée dépendant des capacités de défense immunitaire de la vache.

Résumé Publication “Molecular epidemiology of Streptococcus uberis intramammary infections : Persistent and transient patterns of infection in a dairy herd.”

Leelahapongsathon K., Schukken Y.H., Srithanasuwan A., Suriyasathaporn W.

Journal of Dairy Science. December 2019, In press.

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Facteurs de risques d’un mauvais transfert d’immunité passive chez les veaux mâles et femelles


La gestion de la prise colostrale est une étape clé de l’avenir zootechnique et sanitaire du veau laitier. Le colostrum permet un apport d’immunoglobulines et autres nutriments au veau, lui conférant une protection contre des infections par des agents pathogènes. Diverses méthodes permettent de mettre en évidence un défaut de transfert d’immunité passive colostrale de la mère vers le veau : des méthodes directes comme l’immunodiffusion radiale (IDR) qui évalue les concentrations en IgG ; des méthodes indirectes, pratiques et peu coûteuses, telle la réfractométrie qui mesure les protéines sériques totales (STP). Des auteurs ont précédemment trouvé une très bonne corrélation entre les méthodes IDR et réfractométrie (STP).

L’objectif de cette présente étude rétrospective menée par une équipe canadienne était d’identifier les facteurs de risques associés au défaut de transfert d’immunité passive (FTPI) et de déterminer les différences dans le management de la prise colostrale entre veaux laitiers mâles et femelles.

Un suivi par des techniciens de l’équipe de recherche a concerné 16 élevages laitiers commerciaux sur une période de 10 mois (moyennes : 238 vaches ; 10.056 kg de lait pour une lactation standard de 305 jours). Chaque veau nouveau-né était répertorié quant au sexe, à la date de naissance, à l’assistance au vêlage et à la pratique d’administration du colostrum. Chaque semaine, un technicien prélevait du sang sur les veaux âgés de 1 à 7 jours. Les sérums issus de la centrifugation des prélèvements étaient analysés par un réfractomètre digital (Sper Scientific) pour obtenir les valeurs de STP. Le seuil défini pour qualifier un défaut de transfert d’immunité passive était de 52 grammes par litre de sérum (STP).

Les principaux résultats de cette étude en élevage ont été les suivants :

  • Effectif : des données ont été obtenues sur 1.778 veaux laitiers âgés de 1 à 7 jours.
  • Gestion du colostrum : par rapport aux femelles, les mâles recevaient une moindre quantité de colostrum (-0,21 litre sur les premières 24 heures), une proportion plus importante de colostrum « poolé » (80 versus 67 %) et frais (65 versus 61 %). On leur administrait le colostrum d’abord via des biberons avec tétines, puis par sonde œsophagienne.
  • Niveaux de protéines totales : la concentration en protéines totales du sérum des veaux entre 1 et 7 jours d’âge s’est échelonnée entre 36 et 97 grammes par litre, pour une moyenne de 57. Avec le seuil retenu de 52 grammes par litre, on a diagnostiqué un défaut de transfert d’immunité passive sur 21 % des veaux.
  • Facteurs de variation du FTPI : dans le modèle statistique final, 4 variables ont été associées significativement au FTPI :
    • L’assistance au vêlage : le risque est multiplié par 2,2 lors d’expulsion difficile par rapport à l’absence d’intervention.
    • La quantité de colostrum administrée lors des premières 24 heures : le risque est diminué de 35 % avec une quantité supérieure à 6 litres par rapport à un volume inférieur à 3,9 litres.
    • La méthode d’administration du colostrum : le risque est augmenté de 83 % lors d’une administration combinée biberon puis sonde par rapport au biberon seul.
    • L’âge lors du prélèvement sanguin : plus on prélève tard (après 6 jours par rapport à dans les 2 premiers jours), moins la concentration est élevée, ce qui est logique (décroissance de l’immunité passive).

En résumé, un veau mâle (- 1,4 g/l), né lors d’un vêlage dystocique avec extraction forcée (- 2,3 g/l), recevant le premier repas de colostrum par une combinaison biberon/sondage œsophagien (- 1,2 g/l) est associé à une plus faible concentration de protéines totales sériques.

Conclusion de l’étude portant sur les facteurs de risques d’un mauvais transfert d’immunité passive chez les veaux mâles et femelles

En conclusion, l’étude a souligné l’importance de certaines pratiques d’élevage pour réduire les risques de défaut de transfert d’immunité passive de la mère au veau, comme la quantité et le mode d’administration du colostrum, les conditions du vêlage. A été également constatée une différence de niveau de protéines sérique totales au bénéfice des femelles par rapport aux mâles, en relation avec des pratiques de gestion colostrale sensiblement différentes (méthode d’administration : biberon suivi ou non de sonde œsophagienne).

Résumé Publication “Risk factors associated with failed transfer of passive immunity in male and female dairy calves: A 2008 retrospective cross-sectional study.”

Renaud D.L., Waalderbos K.M., Beavers L., Duffield T.F., Leslie K.E., Windeyer M.C.

Journal of Dairy Science. December 2019, In press.

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Mécanismes de prévention des affections utérines du post-partum


Jusqu’à 40 % des vaches laitières sont susceptibles de développer une métrite ou endométrite quand des bactéries infectent l’utérus après le vêlage. De nombreux auteurs ont publié depuis 2006 un ensemble de définitions des affections de l’utérus en période post-partum (métrites, endométrites). Les connaissances se sont accrues quant à leur étiologie, pathogénie, incidence et conséquences. Généralement, ces infections utérines doivent être traitées (notamment avec des antibiotiques), car elles entraînent de la douleur, de l’inconfort via l’accumulation de pus dans l’utérus, une réduction de la production laitière et de la fertilité. D’un point de vue économique, il serait également intéressant de prévenir ces affections de l’utérus. Cependant, il n’y a pas encore d’éléments clairs pour expliquer pourquoi 60 % des vaches ne développent pas de pathologie de l’utérus, bien qu’elles soient exposées aux mêmes agents pathogènes en élevage.

Objectif de l’étude

L’objectif de cette publication d’auteurs nord-américains est d’effectuer une revue des mécanismes que peut mettre en œuvre la vache laitière pour prévenir les infections utérines en période post-partum. L’hypothèse de départ serait que les vaches laitières « résilientes » se défendent elles-mêmes contre les agents pathogènes en utilisant 3 stratégies possibles et complémentaires de défense : l’évitement, la tolérance et la résistance.

Le principe de la stratégie d’évitement est la capacité de l’animal à limiter son exposition aux bactéries pathogènes, à travers des comportements intrinsèques, tel par exemple l’attitude d’éviter le contact avec les vaches malades. Cette stratégie défensive a l’avantage de n’avoir aucun « coût » métabolique pour contrer l’action des agents pathogènes. Il serait également possible que les vaches saines aient une forme de défiance voire de « dégoût » vis-à-vis des écoulements génitaux fétides issus des métrites ou endométrites des vaches infectées. Evidemment, ce type de comportement est très lié aux conditions de logement des vaches laitières.

La stratégie défensive de tolérance (à ne pas confondre avec l’immunotolérance) a pour objectif de limiter les dommages tissulaires causés par les bactéries pathogènes. Cette forme de résilience a l’avantage de ne pas induire des phénomènes de « contre-attaque » des bactéries pathogènes, comme par exemple l’antibiorésistance. La tolérance fait appel aux mécanismes suivants : barrières à l’infection (mucus, épithélium), neutralisation des toxines bactériennes (peptides antimicrobiens, protéines de la phase aiguë), « réparation » des dommages tissulaires (membranes cellulaires, ADN, …), réponses métaboliques adaptatives (autophagie et hypoxie par rapport aux atteintes cellulaires, stress oxydatif en réponse à l’hémolyse ou l’inflammation, …).

La résistance est un mécanisme de défense de l’animal pour limiter la population de bactéries pathogènes. Elle fait appel à l’activation des immunités innée et adaptative. Le système immunitaire inné provoque une réponse rapide face aux pathogènes : elle est non spécifique et ne dépend pas d’une exposition antérieure aux agents pathogènes. Elle entraine une sécrétion de peptides antimicrobiens et de médiateurs de l’inflammation. Une réponse inflammatoire rapide et robuste peut permettre d’éliminer les bactéries pathogènes de manière efficace. La réponse adaptative est plus lente, dépend d’un contact antérieur avec les antigènes spécifiques. Elle se manifeste sous forme de la circulation d’anticorps au niveau général et de l’infiltration de lymphocytes B et T dans l’endomètre (niveau local).

En complément, une bonne conduite d’élevage peut aider à la résilience et la prévention des pathologies utérines postpartum : gestion du vêlage et de ses complications (dystocies), hygiène de l’environnement, alimentation adaptée autour du part, limitation des sources de stress (surdensité, chaleur, interactions sociales), état corporel satisfaisant, enregistrement des métrites/endométrites (avec traitement rapide des malades).

Conclusion de l’étude

Les auteurs concluent sur les perspectives d’agir dans le futur sur la prévention des affections utérines postpartum. Cela passe par une meilleure compréhension des mécanismes d’évitement et de tolérance à travers par exemple la sélection génétique et le sexage.

La prévention des affections utérines de la période post-partum chez les vaches laitières repose sur un phénomène de résilience des animaux, qui se décline en 3 mécanismes distincts : l’évitement qui limite l’exposition aux bactéries pathogènes ; la tolérance qui limite les dommages tissulaires causés par les agents pathogènes ; la résistance qui limite voire élimine la population des bactéries responsables des infections utérines. La conduite d’élevage autour du vêlage joue en complément un rôle essentiel dans la prévention de cette pathologie.

Résumé Publication “Preventing postpartum uterine disease in dairy cattle depends on avoiding, tolerating and resisting pathogenic bacteria.”

Résumé Publication “Preventing postpartum uterine disease in dairy cattle depends on avoiding, tolerating and resisting pathogenic bacteria.”

Martin Sheldon I., Molinari P.C.C., Ormsby T.J.R., Bromfield J.J. Theriogenology. January 2020, In press.

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Brèves de traite – juin 2020


MAMMITEMAMMITES : biomarqueurs urinaires des mammites subcliniques

L’urine des vaches laitières peut être utilisée avant l’entrée en période de tarissement, avec une précision élevée, pour estimer leur prédisposition aux mammites subcliniques. L’objectif de l’étude canadienne était de suivre des métabolites urinaires avant, pendant et après l’apparition de mammites subcliniques chez des vaches laitières. Les auteurs ont inclus en tout 20 vaches « témoins » et 6 vaches atteintes de mammite subclinique.  Une méthode d’analyse qui combine les performances de la chromatographie en phase liquide et de la spectrométrie de masse a mesuré 186 métabolites urinaires à divers moments : 8 et 4 semaines avant vêlage, lors du diagnostic de mammite et 4 puis 8 semaines après vêlage. Au total, 5 métabolites urinaires, particulièrement la diméthylarginine (SDMA), ont été associés à la pathologie mammaire et ont été retrouvés à tous les stades de contrôle. Ces biomarqueurs urinaires pourraient être utilisés dans le screening des vaches laitières autour du vêlage pour le suivi et le diagnostic des mammites subcliniques. Un nouveau test potentiel de diagnostic en élevage pourrait aider le vétérinaire dans sa décision de prescrire un traitement sélectif au tarissement. (Zwierzchowski et al, Research in Veterinary Science, January 2020, in press).

 veau_laitierVEAU LAITIER : une forte prévalence de cryptosporidies à potentiel zoonotique

La forte prévalence d’infection des veaux français avant sevrage par des cryptosporidies à caractère zoonotique confirme que ces animaux doivent être considérés comme une source réelle d’infection et un réservoir potentiel pour les infections humaines à Cryptosporidium parvum. L’objectif de cette étude réalisée par des équipes françaises était de détecter, isoler et typer des cryptosporidies (Cryptosporidium spp.) à partir de prélèvements fécaux de veaux infectés avant sevrage (≤ 45 jours d’âge) en France. Des fèces de 35 veaux diarrhéiques infectés ont été collectés dans 26 élevages laitiers répartis dans 6 départements (Est, Centre et Sud de la France). La présence des oocystes était révélée au microscope par une méthode basée sur l’immunofluorescence. Puis les échantillons positifs étaient analysés par PCR et un séquençage était opéré pour déterminer les espèces. Sur les 35 prélèvements, 31 se sont révélés positifs, dont 30 ont permis d’identifier Cryptosporidium parvum. Enfin, 27 prélèvements, soit 90 % des isolats de C. parvum, ont conduit à la caractérisation de 2 sous-types : IIa (24/27) et IId (3/27), qui sont connus pour être à fort caractère zoonotique. Cette étude souligne une forte prévalence ainsi qu’une diversité moléculaire élevée des isolats de cryptosporidies, d’où la nécessité de réaliser des enquêtes épidémiologiques dans d’autres régions françaises pour confirmer ces observations. (Mammeri et al, Veterinary Parasitology, Regional Suties and Reports, 2019, 100323).

mammiteTRAITE : évaluer le comptage cellulaire sur les vaches hors lactation

Une concentration significativement supérieure en cellules somatiques est mise en évidence dans les sécrétions mammaires des vaches hors lactation par rapport au lait (vaches en lactation) ; la dilution de ces sécrétions influence la précision des estimations quantitatives en cellules. Ce travail de collaboration entre 3 universités américaines visait à évaluer les méthodes de quantification des cellules somatiques, développées à l’origine pour le lait, dans leur capacité à réaliser le comptage cellulaire sur les sécrétions mammaires de vaches hors lactation. Deux expérimentations ont été conduites sur des vaches de races Holstein et Jersiaise taries et non gestantes : la première a analysé 222 sécrétions mammaires diluées au 1:10 et quantifiées soit au microscope, soit avec le compteur cellulaire DCC (DeLaval) ; la seconde a concerné 72 sécrétions mammaires diluées au 1:50 et analysées avec les 2 méthodes précédemment évoquées mais aussi à l’aide d’un autre compteur commercial : Fossomatic FC (Foss). Au final, la meilleure concordance entre quantification des cellules somatiques par analyse microscopique et à l’aide d’un compteur commercial a été trouvée pour la technologie Fossomatic, après une dilution au 1:50. Il conviendrait cependant d’affiner le taux de dilution optimal pour quantifier les cellules des sécrétions mammaires « hors lactation ». En pratique, le développement d’une méthode standardisée de quantification des cellules somatiques, via un compteur automatique rapide, sur les sécrétions de vaches « hors lactation » (génisses, vaches taries), favoriserait la détection de mammites sur ce type de femelles.(Enger et al, Preventive Veterinary Medicine, 2020, 174, 104775).

picto-reproduction REPRODUCTION : étiologie des avortements dans les troupeaux laitiers danois

Les infections par des Protozoaires, dont essentiellement la néosporose, sont la cause majoritaire d’avortement dans les troupeaux laitiers danois et constituent la seule étiologie reliée à un caractère abortif potentiellement épizootique. Les données de l’Institut National Vétérinaire Danois, issues des analyses sur prélèvements d’avortons (43-260 jours de gestation) ou de morts-nés (≥ 260 jours de gestation), ont ainsi concerné 162 cas d’élevage entre janvier 2015 et juin 2017. Dans la majorité des cas, le fœtus entier était récupéré, mais seuls la tête et les organes fœtaux étaient envoyés au laboratoire. L’étiologie exacte des avortements n’a pu être déterminée que dans 52 cas, soit pour 33 % des cas étudiés avec la répartition suivante : protozooses (19 %), Trueperella pyogenes (3%), Staphylococcus aureus (2%) et Escherichia coli non hémolytique (2%). Dans 38 % des cas, une inflammation du placenta ou des organes fœtaux a été observée, sans identification d’une étiologie précise. Il n’a pas été mis en évidence d’avortement en lien avec la brucellose ou l’infection par le virus du BVD. Pour 92 % des 116 élevages, sur la période d’étude, moins de 3 avortons par élevage ont été soumis au laboratoire. (Wolf‑Jäckel et al, Acta Veterinaria Scandinavica, 2020, 62 : 1).

environnementENVIRONNEMENT : évolution de l’impact environnemental de la production laitière en    Californie

L’empreinte carbone de la production laitière en Californie a été considérablement réduite au cours des 50 dernières années, avec une diminution de 45 % de la quantité de gaz à effet de serre par kg de lait. L’objectif des scientifiques de l’Université de Davis (Californie) était d’évaluer l’impact environnemental de la production laitière régionale (émissions de gaz, utilisation des ressources en eau et surfaces agricoles) sur une période de 50 ans (1964-2014). La production de gaz carbonique (CO2) générée par 1 kg de lait (corrigé par les niveaux en énergie et protéine) a été réduite, en fonction des modèles, de 45,0 à 46,9 % sur la période d’étude. Il en a été de même pour l’émission de méthane (par kg de lait « corrigé »), diminuée de 54,1 à 55,7 % entre 1964 et 2014. La baisse a été moindre pour les gaz à effet de serre issus des effluents (- 8,7 à 11,9 %). L’utilisation des ressources a été moins intensive : pour l’eau (- 88,1 à 89,9 %) grâce à une meilleure exploitation (management et génétique des cultures végétales) ; pour la terre (- 89,4 à 89,7 %) grâce à une amélioration importante des rendements des cultures. En ce qui concerne la production laitière par vache, ce sont la génétique, la conduite de l’alimentation et la gestion de la santé qui ont significativement contribué à la réduction des émissions de gaz et à l’amélioration de l’usage des ressources en eau et surfaces agricoles. (Naranjo et al, Journal of Dairy Science, 2019, 103, 16576).

 nutritionNUTRITION : supplémentation en choline et performances en lactation

Une supplémentation en choline protégée durant la période de transition améliore les performances des vaches laitières (niveau de production et qualité du lait) durant la lactation.  L’objectif de cette méta-analyse réalisée par une équipe américaine était d’évaluer les effets d’une supplémentation en choline protégée (« bypass » au niveau du rumen), notamment en phase prépartum, sur la production et la santé des vaches laitières en période de lactation. En complément, les auteurs souhaitaient identifier la dose optimale en choline et la variation des effets de la supplémentation en fonction des niveaux en énergie et acides aminés de la ration. Dans les expérimentations retenues pour l’étude, la dose de choline protégée variait de 5,6 à 25,2 grammes par jour, pour une durée de supplémentation respectivement de 22 jours et 57 jours en périodes pré-et post-partum. Augmenter la supplémentation en choline en période de transition permet d’accroitre l’ingéré en matière sèche avant et après vêlage, le niveau de production laitière, les taux butyreux et protéique du lait ; un autre effet serait la réduction des risques de rétention placentaire et de mammite. La dose optimale de choline supplémentée est estimée à environ 12,9 grammes par jour.  Cependant, une diminution des effets de la supplémentation en choline sur les performances laitières a été rapportée avec l’accroissement des teneurs en méthionine des régimes post-vêlage. La majorité des publications concernaient les vaches multipares : il conviendrait d’explorer les effets de cette supplémentation sur les primipares. (Arshad et al, Journal of Dairy Science, 2019, 103 : 282-300).

 GENETIQUESANTE : marqueurs métaboliques des pathologies du péripartum

L’albumine et le cholestérol plasmatiques sont les principaux prédicteurs métaboliques des maladies de transition (autour du vêlage) chez la vache laitière :  c’est la principale conclusion d’une étude conduite entre octobre 2014 et septembre 2015 dans un élevage brésilien de 700 vaches laitières en stabulation libre (niveau de production laitière = 8.000 kg par lactation).  L’objectif de l’expérimentation était de déterminer et comparer la valeur prédictive de marqueurs métaboliques sanguins (Acides Gras Non Estérifiés, β-hydroxybutyrate, cholestérol, albumine et calcium) des maladies de la période de transition des vaches laitières. Au total, 126 primipares et 182 multipares ont été suivies sur les aspects zootechnique et sanitaire de 3 semaines avant jusque 4 semaines après vêlage. L’incidence des pathologies dans cet élevage a été la suivante, indépendamment de la parité : 27 % pour les métrites, 17 % pour les rétentions placentaires, 15 % pour les mammites. L’incidence des hypocalcémies subcliniques a été significativement plus élevée chez les multipares par rapport aux primipares. Pour les vaches multipares, les concentrations plasmatiques en albumine ont été prédictives : 2 semaines avant le vêlage pour les métrites ; 1 et 2 semaines avant la part pour les retentions placentaires. Le cholestérol plasmatique s’est révélé un bon prédicteur des mammites, lors des contrôles réalisés 1 et 2 semaines avant puis le jour du vêlage. (Ruprechter et al, Research in Veterinary Science, 2018, 118 : 191-198).

 picto-brebisBREBIS LAITIÈRE : mammites subcliniques et production laitière

Les pertes estimées en production laitière suite à des épisodes de mammites subcliniques varient de 2,6 à 43,1 % en fonction de la sévérité de l’infection, du niveau de production, des agents pathogènes en cause et de l’atteinte de la mamelle (unilatérale ou bilatérale).  Les auteurs espagnols ont effectué une synthèse des connaissances scientifiques sur les conséquences des mammites subcliniques sur la production et la technologie du lait de brebis. Les conséquences défavorables de cette pathologie mammaire sur la production laitière sont croissantes avec l’avancée de la lactation. Lors d’une infection intramammaire unilatérale, une compensation en termes de production laitière estimée en moyenne à 6,6 % est citée par les auteurs pour la glande non infectée, ceci en comparaison de mamelles de brebis saines. Au niveau de la qualité du lait, les mammites subcliniques entrainent une diminution de la concentration de lactose et du ratio caséine/protéine du lait, ainsi qu’un accroissement de la protéolyse. La baisse du lactose est associée à une augmentation du pH du lait, ce qui affecte la technologie laitière. Au niveau des fromages, on observe, suite aux épisodes de mammites, une baisse de la matière sèche ainsi que des taux de matières utiles (grasses et protéiques). (Marti-de Olives et al, Small Ruminant Research, December 2019, In press).

ANTIBIORESISTANCEANTIBIORÉSISTANCE : profil d’antibiorésistance de souches de S. aureus isolées de mammites cliniques

La prévalence de la multirésistance aux antibiotiques de souches de Staphylococcus aureus isolées à partir de mammites cliniques est globalement faible.  L’objectif de la publication était de déterminer le profil de sensibilité aux antibiotiques, la présence de gènes de résistance et de virulence de 93 souches de Staphylococcus aureus isolées de mammites dans 6 pays (Allemagne, Italie, USA, Argentine, Brésil, Afrique du Sud). L’évaluation des CMI a été réalisée vis-à-vis de 16 antibiotiques différents. La recherche de 6 gènes de résistance et de 6 gènes associés de virulence a été effectuée grâce à des techniques PCR. Les profils de résistance les plus élevés ont été observés pour la pénicilline (19,4 %) et l’érythromycine (22,6 % dont 17,2 % « intermédiaire »). La sensibilité s’est révélée élevée pour les céphalosporines (96,8 %) et à l’association amoxicilline-acide clavulanique (100 %). Les gènes de résistance les plus fréquemment isolés ont été les gènes blaZ (46,2 %) et erm (32,3 %).  Quant aux gènes de virulence, la prévalence la plus élevée a été observée pour les gènes hla (100 %), hlb (84,9 %) et sea (65,6 %). La détection de gènes de résistance aux antimicrobiens ne correspondait pas toujours avec l’apparition d’une résistance phénotypique aux antibiotiques en élevage. (Monistero et al, Journal of Dairy Science, January 2020, 10, In press).

BIEN ETRE ANIMALBIEN-ÊTRE : hiérarchisation des facteurs de stress thermique 

La température de l’air est le facteur de stress thermique qui a le plus d’effets physiologiques défavorables sur la vache laitière, contrairement à la vitesse du vent qui influe peu sur ces paramètres. Les auteurs américains ont utilisé des algorithmes afin d’évaluer l’influence de facteurs de stress thermique « chaud » (température de l’air, humidité relative, rayonnement solaire, vitesse du vent) sur les réponses physiologiques des vaches laitières (rythme respiratoire, températures cutanée et vaginale). La base de données étudiée provenait d’une étude réalisée par l’Université de Davis en Californie, sur 19 vaches laitières Holstein, avec des mesures et enregistrements sur une période de 21 jours. La hiérarchisation des facteurs de stress thermique, seuls ou en interactions, a conclu à l’importance en premier lieu de la température de l’air par rapport aux 3 autres paramètres physiologiques mesurés. Cette prédominance est très marquée pour le rythme respiratoire et la température cutanée ; pour la température vaginale, on peut souligner également l’impact élevé de la température de l’air en association avec l’humidité relative, ainsi que du rayonnement solaire seul. Ces résultats peuvent permettre aux éleveurs d’anticiper des situations de stress lié à de fortes chaleurs par des mesures adaptées. (Gorczyca et al, Computers and Electronics in Agriculture, 2020, 168, 105124).

GP-R-FR-NON-200500066



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Pollution de l’air, les bonnes techniques d’épandage en agriculture


En France, les chiffres Ademe 2014 font état de 94% d’émissions d’ammoniac (soit 708 kilotonnes) d’origine agricole, majoritairement en provenance de l’élevage (stockage, épandage)[i] :

 

[i] Chiffre ADEME : La France, avec 708 kilotonnes émises dans l’atmosphère, était en 2014 le premier émetteur d’ammoniac de l’Union européenne. L’ammoniac était produit à hauteur de 94 % par l’agriculture (CITEPA, Rapport SECTEN 2018), faisant de ce secteur le levier principal pour la réduction des émissions de NH3 en France.

https://www.ademe.fr/entreprises-monde-agricole/reduire-impacts/reduire-emissions-polluants/emissions-dammoniac-nh3

 



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Méthanisation – l’Agrément sanitaire : une démarche de progrès obligatoire


Méthanisation – l’Agrément sanitaire : une démarche de progrès obligatoire

Tout établissement qui prépare, transforme, manipule ou entrepose des produits d’origine animale, est tenu d’avoir un agrément sanitaire, pour exercer son activité. Et notamment les unités de méthanisation agricole qui produisent du biogaz et du digestat, fertilisant les cultures, à partir des résidus agricoles et potentiellement de tout déchet organique, d’origine animale ou végétale.

L’autorisation

A l’instar des autres étapes obligatoires pour obtenir l’autorisation d’exploiter (i.e. l’ICPE), la demande d’agrément sanitaire se fait auprès de la préfecture du département, en phase de développement du projet, avant le début de la construction.

Le principe HACCP

Le principe de la démarche est celui de l’HACCP, largement répandu dans toute l’industrie agro-alimentaire. Il permet :

  • d’identifier les risques sanitaires que le site de méthanisation fait porter possiblement – à l’environnement, – à la sécurité sanitaire des troupeaux présents, et – à la sécurité alimentaire des aliments produits à partir des terres agricoles fertilisées par le digestat. ;
  • de mettre en place des mesures limitant ces risques ;
  • d’établir une traçabilité et un plan pour maîtriser ce risque sanitaire.

L’expertise EILYPS

Pour monter ce dossier, l’expertise et le regard extérieur d’un bureau d’étude et important pour décrocher le précieux agrément.

Eilyps accompagne le montage des projets de Méthanisation, au niveau technique, économique et administratif, et vous conseille pour réaliser ce dossier Agrément Sanitaire. 

Renseignements auprès du  Service Environnement : Hervé François ou Marie Thomas, au 0299606706.

 

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