Dynamique d’infection en période sèche et performances ultérieures en lactation – La santé des ruminants

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Il est important d’enregistrer la dynamique d’infection en période sèche (à savoir l’existence ou non d’une infection entre le dernier contrôle cellulaire avant tarissement et le premier contrôle cellulaire après vêlage), car cela permet au producteur d’adapter ses pratiques de conduite du tarissement. Cependant, peu d’études ont décrit l’impact de cette dynamique d’infection sur les performances dans la lactation suivante. Certains auteurs ont montré que des quartiers chroniquement infectés en période sèche ont un risque plus élevé de développer une mammite clinique dans les 4 premiers mois de lactation. Pourtant les risques de développer des mammites cliniques sur des quartiers nouvellement infectés ou récemment guéris diffèrent de ceux observés pour des quartiers sains.

Ces observations au niveau des quartiers méritent d’être confirmées au niveau des vaches. En raison des perturbations du système immunitaire en période de transition, afin d’étudier la dynamique d’infection en période sèche, il faudrait prendre en compte la mesure des Concentrations en Cellules Somatiques (CCS) au deuxième test « cellules » après vêlage pour mieux évaluer les performances durant la lactation suivante.

La présente étude menée par la Faculté
Vétérinaire de Gand (Belgique) a eu pour objectif de décrire la dynamique d’infection en période sèche sur un grand nombre de vaches laitières
issues d’élevages commerciaux en utilisant les données de CCS avant tarissement
et après vêlage, puis de quantifier les
effets de cette dynamique sur l’évolution des CCS, des niveaux de production
laitière ainsi que sur l’incidence des mammites cliniques et les risques de
réforme lors de la lactation suivante, en prenant en compte le CCS du deuxième contrôle après vêlage.

Des données ont été collectées sur 739 vaches laitières Holstein provenant de 33 élevages flamands qui suivent le programme DHI (« Dairy Herd Improvement », incluant la détermination des CCS). Les élevages effectuaient tous un traitement systématique au tarissement et la plupart utilisaient aussi des obturateurs à ce même moment. Chaque vache, pour être incluse dans l’étude, devait avoir un enregistrement DHI avant tarissement et deux enregistrements DHI après vêlage. Le seuil de CCS, à partir duquel une vache était considérée comme infectée, était de 200.000 cellules par ml de lait.

Les principaux résultats de cette étude en
élevage ont été les suivants :

  • Infection pendant la période sèche : 12,6 % des vaches considérées comme saines avant le tarissement ont contracté une infection intramammaire pendant la période sèche. 66,9 % des vaches considérées comme infectées au tarissement ont guéri de leur infection durant la période sèche. La dynamique d’infection pendant la période sèche augmente significativement le CCS de la vache, les risques de mammite clinique et de réforme à la lactation suivante.
  • Evolution du CCS : les vaches avec une infection pendant la période sèche, soit nouvelle, soit récemment guérie, soit chronique ont de plus fortes valeurs de CCS que les vaches saines durant la lactation. Par contre, aucune association n’a été mise en évidence entre niveau de production laitière et présence d’une infection en période sèche. Les plus faibles taux cellulaires ont été mesurés chez les vaches saines durant la période sèche avec un faible CCS (< 200.000 cellules par ml) au deuxième contrôle après vêlage. Enfin les vaches saines en période sèche et qui le restent en début de lactation ont les plus faibles taux cellulaires durant toute la lactation par rapport aux vaches infectées au tarissement, au vêlage ou en début de lactation.
  • Mammites cliniques et réforme : les vaches qui ont guéri d’une infection présente au tarissement et les vaches avec infection chronique ont plus de risques de développer une mammite clinique (risque multiplié respectivement par 2,22 et 2,89) ; les vaches à infection chronique sont plus enclines à être réformées lors de la lactation suivante (risque multiplié par 3,68).

En conclusion, cette étude de terrain souligne l’importance d’un bon management de la santé de la mamelle durant la lactation afin d’éviter une infection au tarissement, plutôt que de guérir une infection durant la période sèche, ceci pour optimiser la santé mammaire pendant la lactation suivante.

Résumé Publication “Infection dynamics across the dry period using Dairy Herd
Improvement somatic cell count data and its effect on cow performance in the subsequent lactation.”
Lipkens Z., Piepers S., Verbeke J., De Vliegher S.
Journal of Dairy Science. 2018, 102: 640-651.

GP-R-FR-NON-200400012

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Brèves de traite – avril 2020 – La santé des ruminants

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MAMMITES : hyperkératose de l’extrémité distale du trayon et mammite

Des lésions modérées d’hyperkératose de l’extrémité distale des trayons seraient associées à une prévalence inférieure des infections intramammaires ainsi qu’un niveau moyen de comptage cellulaire plus bas que des quartiers sains sans lésions : c’est une des conclusions formulées par une équipe universitaire brésilienne qui a réalisé une revue des publications scientifiques concernant le rôle de l’hyperkératose du bout des trayons comme facteur de risque des mammites cliniques et subcliniques. Ainsi le développement de lésions modérées d’hyperkératose, comme réponse physiologique à la traite, pourrait exercer un certain effet protecteur vis-à-vis de l’infection de la mamelle. En revanche, il ressort clairement de la plupart des études retenues pour cette méta-analyse qu’une atteinte sévère de l’extrémité des trayons (avec une hyperplasie importante de la couche de kératine entourant l’orifice du trayon), conséquence fréquente d’une « surtraite », constitue un facteur de risque des mammites cliniques et subcliniques. Il est donc essentiel pour le vétérinaire, dans le cadre de la prévention des mammites, de réaliser un suivi des lésions d’hyperkératose du trayon, afin de prévenir l’apparition de formes lésionnelles sévères. (Pantoja et al, Journal of Dairy Science, October 2019, 103, in press).

 VEAU LAITIER : des indicateurs précoces de diarrhées néonatales

La consommation de lait, la température corporelle, le nombre et la durée des épisodes de couchage et le temps passé à l’abreuvoir sont potentiellement des indicateurs précoces pertinents des affections néonatales des veaux laitiers.  Des chercheurs néozélandais ont suivi 43 veaux de 4 jours d’âge soit inoculés expérimentalement à 6 jours d’âge avec un Rotavirus, soit non infectés (témoins), avec un suivi individuel clinique, comportemental et alimentaire. Une caméra infrarouge permettait de suivre l’évolution de la température corporelle. La consommation de lait chutait dans les 4 jours précédant l’apparition des premiers symptômes, de même que la température au niveau des épaules. Le nombre d’épisodes de couchage et leur durée augmentaient avant (dès 6 à 7 jours), pendant et après l’apparition des signes cliniques. Concernant la présence à l’abreuvoir, le nombre de visites des veaux inoculés ne variait pas, alors que la durée par visite augmentait. Enfin, il n’a pas été observé de modification du rythme respiratoire avant l’apparition des signes cliniques. (Lowe et al, Journal of Dairy Science, 2019, 102, 6 : 5389-5402).

TRAITE : la concentration différentielle en cellules somatiques comme indicateur   complémentaire des infections intramammaires

La détection des infections intramammaires en élevage laitier est significativement améliorée quand on associe la concentration des cellules somatiques totales (CCS) et la concentration différentielle des cellules somatiques (CDCS), ceci par rapport à la CCS seule, et de manière générale pour tous les agents pathogènes : une équipe danoise a réalisé un suivi des mammites dans 2 élevages laitiers en mesurant différents paramètres zootechniques, sanitaires et analytiques. Notamment ont été réalisées en laboratoire des cultures bactériennes et des tests PCR afin de mettre en évidence les pathogènes de la mamelle ; à l’aide d’un appareil Fossomatic 7 DC, ils ont évalué pendant 1 an au niveau des quartiers la concentration des cellules somatiques totales, examen utilisé classiquement dans les élevages laitiers, et la concentration différentielle des cellules somatiques qui quantifie plus précisément les polynucléaires neutrophiles et lymphocytes (par différence avec un total de 100 %, on en déduit la proportion de macrophages). La concentration différentielle (CDCS) contribue significativement, en complément de la concentration totale CCS et par rapport à cette dernière seule, à améliorer la détection des mammites, à savoir la proportion de vaches infectées en élevage. Les facteurs de variation de la concentration différentielle sont le stade de lactation (diminution quantitative avec l’avancement de la période lactée), la parité (corrélation négative entre les 2 critères) et le statut infectieux de la mamelle. (Kirkeby et al, Journal of Dairy Science, October 2019, 103, 16523).

IMMUNITE : mélange de colostrums et santé du veau

Dans les élevages laitiers pour lesquels la concentration médiane en IgG des colostrums est élevée et management optimal, le fait de mélanger les colostrums a un effet minime sur l’immunité passive et la santé du veau en conséquence. Le mélange de prélèvements de colostrum issus de plusieurs vaches laitières est une pratique courante dans les élevages. L’objectif de cette étude réalisée dans une station expérimentale irlandaise était de comparer les concentrations en IgG de colostrum issu de vaches individuelles ou bien provenant de plusieurs vaches, en évaluant les conséquences sur la morbidité et la mortalité des veaux. Un total de 60 veaux a été réparti en 3 groupes avec consommation de colostrum (volume égal à 8,5 % du poids vif) provenant :

  • ❶ de leur propre mère ;
  • ❷ d’une autre mère ;
  • ❸ d’un mélange issu de 3 vaches (avec volumes équivalents).

Le colostrum des vaches sélectionnées pour l’étude devait avoir une concentration en IgG supérieure à 50 mg/ml (déterminée avec un réfractomètre Brix). Etaient analysés les prélèvements de colostrum, de sérums des veaux à la naissance et 24 heures après l’ingestion du colostrum (test d’immunodiffusion radiale). Aucune différence entre les 3 groupes n’a été mise en évidence sur les concentrations en IgG du colostrum (95 à 100 mg/ml), du sérum 24 heures (52 à 56 mg /ml), ainsi que sur le poids des veaux au sevrage. Dans la mesure où la qualité du colostrum est évaluée avant l’administration, en ne sélectionnant que les prélèvements à concentration en IgG supérieure à 50 mg/ml, le fait de mélanger les colostrums, malgré un effet de dilution, ne réduit pas les teneurs en IgG et n’a pas d’impact négatif sur croissance et santé des veaux. Cette technique de management du colostrum peut être envisagée dans des troupeaux de grande taille à haut statut sanitaire (avec un statut sain des vaches prélevées) afin de réduire les temps de travail. (King et al, Journal of Dairy Science, November 2019, 103, in press).

LOCOMOTION : parage des onglons et ulcères de la sole

Le parage des onglons des vaches
laitières autour du tarissement peut contribuer à réduire la prévalence des
ulcères de la sole lors de la lactation suivante.  
Sur la base d’enregistrements
effectués sur plus de 621.000 parages d’onglons au sein de nombreux élevages
danois, une équipe de recherche de l’Université d’Aarhus avait pour objectif
d’évaluer une éventuelle relation entre parage au tarissement et occurrence
d’épisodes d’ulcères de la sole dans les 6 premiers mois de la lactation
suivante. Un tiers des vaches enregistrées dans la base faisait l’objet d’un
parage des onglons au tarissement. L’incidence de cette affection podale, calculée
sur la base des enregistrements, s’est élevée à 6,2 %. Le risque d’un épisode
d’ulcère de la sole était 20 % moins élevé lors de parage des onglons au
tarissement. Par ailleurs, la parité était également un facteur de risque
significatif, avec une plus forte atteinte chez les vaches les plus âgées du
troupeau. Des vaches ayant été affectées par des ulcères de la sole lors de la
lactation précédente étaient également plus enclines à développer cette
affection à la lactation suivante. (Thomsen et al, The Veterinary Journal, 2019, 254 : 105408).

PARASITISME : infestation par la grande douve du foie, production laitière et cétose

Une infestation modérée à massive des
vaches laitières par la grande douve du foie entraine une diminution
significative de la production laitière, des teneurs en protéines et matières
grasses du lait, ainsi qu’une augmentation des taux de
β-hydroxybutyrate du lait (BHB) : ce sont les principales conclusions d’une étude allemande
réalisée sur la base de 2.340 échantillons de lait de tank, prélevés pour une
recherche de l’infection à Fasciola hepatica et provenant de plus de
1.000 élevages laitiers (Holstein) de la Frise orientale (taille moyenne = 110
vaches) entre 2017 et 2018. Ont été
ainsi analysés dans le lait les taux d’anticorps contre la grande douve du foie
(kit Elisa Idexx) ainsi que les teneurs en acétone et BHB (spectrométrie).La
prévalence globale de l’infestation par F. hepatica s’est élevée à
respectivement 33 et 37 % en 2017 et 2018. A été mise en évidence une
corrélation négative très hautement significative entre infestation et production
laitière (- 1,62 kg/vache/jour pour des élevages à forte infestation versus des
élevages « négatifs » en Elisa), entre infestation et taux de
protéines et matières grasses du lait (- 0,06 kg/vache/jour pour les 2 taux
entre élevages fortement infestés et élevages sains). Par contre, la
concentration des cellules somatiques (CCS) n’était pas différente entre
groupes infestés et sains. Enfin, lors de forte infestation, a été notée une
augmentation significative des teneurs en BHB du lait, ce qui n’a pas été
observé pour l’acétone. Il convient donc de réaliser un diagnostic différentiel
entre cétose et fasciolose lors d’une augmentation des taux de BHB dans le
lait. (May et al, Veterinary Parasitology, 2020, 277 : 109016).

REPRODUCTION : effet combiné de mammite et parité sur les pertes en gestation

L’impact défavorable des mammites sur les pertes de gestation est significativement plus élevé chez les vaches laitières de parité égale ou supérieure à 3 :  une équipe universitaire américaine a analysé 1.774 lactations issues de 1.047 vaches Holstein de différentes parités (1 seul élevage). Le diagnostic de gestation était effectué par échographie 33 jours après IA. Les vaches étaient ensuite séparées en 2 lots : « témoins » (confirmées gestantes par palpation transrectale 75 jours après IA), « à problèmes » (diagnostiquées non gestantes par palpation transrectale 47 ou 75 jours après IA). Le statut sanitaire « mammite » était évalué sur 2 périodes : 1 à 42 jours avant la mise à la reproduction, 1 à 75 jours de gestation. Il a été observé un effet combiné significatif sur les pertes en gestation entre occurrence d’une mammite clinique ou subclinique avant IA et parité égale ou supérieure à 3 d’une part, entre diagnostic de mammite clinique ou subclinique pendant la gestation et parité supérieure ou égale à 4 d’autre part. Le coût des pertes en gestation imputable à la mammite était plus élevé chez les vaches de parité supérieure ou égale à 4 atteintes de mammite clinique durant la gestation (196 US $). L’effet combiné de l’exposition à une mammite clinique ou subclinique d’une part et de la parité (à partir de 3 lactations) d’autre part sur les pertes de gestation est supérieur à l’effet engendré par chacun de ces 2 facteurs pris séparément chez les vaches laitières. (Dahl et al, Theriogenology, 2019, 138, in press).

 GENISSE : alimentation des futures génisses dans leur jeune âge et performances

Un élevage en groupe et une alimentation ad libitum (avec du lait de remplacement) des futures génisses avant sevrage optimisent le bien-être animal et les bénéfices économiques : c’est un des nombreux enseignements d’une étude menée dans l’élevage laitier (170 vaches) de l’Université de Liverpool. L’objectif était d’évaluer l’impact de la nutrition et du logement des futures génisses dans leurs premières semaines de vie sur croissance et reproduction ultérieures. Tous les veaux recevaient 3 à 4 litres de colostrum dans les 6 premières heures de vie puis étaient réparties en 2 groupes : ❶ groupe 1 avec élevage en groupe et alimentation à volonté avec un lactoremplaceur via un distributeur automatisé (avec unique tétine) ; ❷ groupe 2 avec élevage en cases individuelles jusqu’à 21 jours d’âge puis élevage en groupe jusqu’au sevrage, et avec un rationnement (2 fois par jour ; 2,5 puis 3 litres de lactoremplaceur à chaque repas). Le sevrage des veaux s’est déroulé respectivement de 63 à 84 jours et de 56 à 63 jours pour les groupes 1 et 2. A partir de 12 semaines, toutes les femelles étaient soumises aux mêmes conditions de logement et d’alimentation. Les animaux ont été suivis jusqu’aux IA fécondantes. La croissance avant sevrage a été significativement supérieure pour le groupe 1 (ad libitum, groupe) versus le groupe 2 dont les veaux ont même perdu du poids dans les 4 premières semaines de vie. Par contre, le risque de développer une affection digestive ou respiratoire avant sevrage était significativement plus élevé pour le groupe 1. Une tendance à un âge plus faible à la première IA a été constatée pour le groupe 1. Enfin, en ce qui concerne les performances de reproduction (excepté l’âge à la puberté), a été relevé un avantage significatif pour les génisses issues de primipares par rapport à celles nées de vaches multipares. (Curtis et al, PLoS ONE, February 2019, 13, 2 : e0191687).

 ENVIRONNEMENT : catégorisation des vaches selon leur niveau d’émission de méthane

La spectrophotométrie infrarouge (MIR) appliquée à des prélèvements de lait est une méthode appropriée pour établir une catégorisation des vaches selon leur niveau d’émission de gaz méthane. Ce projet mené en Suisse, avec des collaborations d’autres pays européens, visait à confirmer l’intérêt de la méthode MIR sur échantillons de lait (méthode alternative utilisée en routine dans les laboratoires d’analyse du lait pour mesurer notamment les taux de Matières Grasse et Protéique) dans la catégorisation des vaches laitières en fonction de leur niveau d’émission de méthane (discriminer les faibles des fortes « émettrices »). L’étude s’est réalisée sur 5 mois avec des mesures sur des périodes de 7, 14 et 28 jours, en comparaison du système GreenFeed (station mobile d’alimentation avec équipement intégré de mesure des gaz émis). Deux régimes alimentaires étaient envisagés dans l’étude (stabulation ou pâturage). Les auteurs ont utilisé une équation de prédiction précédemment publiée par Vanlierde et al (2015) pour estimer les émissions de méthane à partir de l’analyse IR de lait. Les différences entre vaches faibles émettrices de méthane et fortes émettrices a persisté durant toute l’étude, quel que soit le système d’alimentation. Concernant les profils en acides gras volatils, les vaches faibles émettrices présentaient un plus faible ratio acétate/propionate et passaient moins de temps à s’alimenter, en comparaison des vaches fortes émettrices. (Denninger et al, Journal of Dairy Science, 2019, 102, 12, 11751-11765).

BIEN-ÊTRE : stress thermique et immunité chez la vache laitière 

Le stress thermique (« de chaleur ») impacte négativement le système immunitaire de la vache laitière en réduisant notamment les productions d’anticorps, de cytokines et de chimiokines. Cette revue bibliographique australienne confirme l’impact majeur d’un stress de chaleur sur le statut immunitaire de la vache laitière : alors qu’un stress « aigu » peut avoir un rôle stimulant de l’immunité, un stress de chaleur « chronique » aurait un rôle inhibiteur sur la capacité du système immunitaire à maintenir l’homéostasie. Le stress thermique, à travers un relargage important de cortisol, altère la fonction immunitaire à médiation cellulaire en inhibant l’expression des gènes impliqués dans l’activation des lymphocytes T et la production de cytokines (par exemple les interleukines et interférons). Ainsi le cortisol joue un rôle à la fois dans la régulation de la réponse anti-inflammatoire et dans les effets immunodépresseurs, ceci lors d’un stress « de chaleur » chez des vaches laitières. Cet impact défavorable d’un stress thermique sur les réponses immunitaires (cellulaire et humorale) peut être modulé en développant une stratégie nutritionnelle optimisée et une conduite d’élevage adaptée (par exemple en utilisant un système de refroidissement des animaux). (Bagath et al, Research in Veterinary Science, 2019, 126, 94-102).

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Des biomarqueurs pour diagnostiquer acidose et cétose subcliniques – La santé des ruminants

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Des études publiées dans les années 2010 ont souligné l’utilité d’enregistrer le temps de rumination autour du vêlage et en particulier dans la première semaine de lactation pour identifier des vaches à risque vis-à-vis des affections post-partum notamment.

L’acidose ruminale subaigüe (ou subclinique) (SARA) est une des plus importantes maladies métaboliques des élevages modernes à haut niveau de production et dont la conduite est généralement satisfaisante. Elle est souvent la conséquence d’une alimentation avec des régimes riches en glucides fermentescibles. Des publications récentes ont également souligné des perturbations de la rumination en relation avec la cétose subclinique (SCK). Enfin certains minéraux et oligoéléments joueraient un rôle dans la fonction immunitaire des vaches et pourraient influencer leur santé en ce qui concerne les maladies dites « de transition ».

L’hypothèse de départ de l’étude réalisée en Lituanie était que le temps de rumination et certains paramètres biochimiques sanguins (incluant cortisol et lactate) pourraient constituer des biomarqueurs des 2 maladies de transition précédemment évoquées : l’acidose et la cétose subcliniques. L’objectif en conséquence était de déterminer l’impact de ces 2 affections métaboliques sur le temps de rumination et les critères biochimiques sanguins.

A partir d’un élevage de 225 vaches laitières (race Pie noire Lituanienne), les auteurs ont sélectionné et procédé à l’examen clinique de 93 animaux entre 1 et 60 jours après vêlage. La répartition des vaches en fonction du statut sanitaire a été la suivante : 10 femelles diagnostiquées avec une acidose subclinique, 13 avec une cétose subclinique et 70 saines. Grâce au robot Lely Astronaut, ont été enregistrés le temps de rumination, le poids vif et le niveau de production laitière. Les concentrations sanguines ont été mesurées pour : albumine sérique, protéines totales, glucose, calcium, phosphore, fer, alaninaminotransférase, aspartataminotransférase, gammaglutamyltransférase et créatinine.

Les principaux résultats de cette étude ont
été les suivants (comparaison des lots affectés par rapport au lot témoin
sain) :

  • SARA et SCK : poids vif plus élevé, diminution du temps de rumination et augmentation des taux sanguins de lactate,
  • SARA : baisse de la production laitière, accroissement des niveaux de protéines totales sanguines,
  • SCK : augmentation des teneurs en albumine sérique, diminution de l’activité de la créatinine et de l’aspartataminotransférase,

Le statut sanitaire des vaches
influence également d’autres paramètres sanguins comme l’urée, le glucose, le
calcium, le phosphore, le magnésium et le fer.

En conclusion, le temps de rumination et certains paramètres biochimiques sanguins (comme les lactates, les protéines totales sanguines, l’albumine sérique, la créatinine) peuvent servir de biomarqueurs pour le diagnostic des acidose et cétose subcliniques.

Résumé Publication “Can rumination time and some blood biochemical parameters be used as biomarkers for the diagnosis of subclinical acidosis and subclinical ketosis?”.
Antanaitis R., Juozaitiené V., Malasauskiené D., Televicius M.
Veterinary and Animal Science. 2019, 8 : 100077.

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Accéléromètres et géolocalisation pour la détection de l’œstrus et du vêlage – La santé des ruminants

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Une
détection précoce et précise des évènements d’œstrus et de vêlage est
essentielle pour l’éleveur laitier et conditionne la rentabilité de son élevage.
On a assisté depuis quelques années au développement de technologies ou
dispositifs d’élevage de précision. Différents types de capteurs ou
accéléromètres ont été utilisés pour mieux détecter certains évènements relatifs
à l’activité de reproduction des vaches. Pour le vêlage, ont été testés des
capteurs évaluant l’activité de rumination, la durée d’alimentation, les
mouvements d’encolure, le temps de couchage, la durée des épisodes de couchage,
le temps passé debout, le nombre de pas, … Pour la détection de l’œstrus, ont pu
être utilisés des capteurs d’activité motrice mais aussi d’autres types de
technologies comme des caméras vidéo, des enregistrements vocaux, des mesures
de température corporelle ou des dosages de progestérone dans le lait.

La présente étude est la première qui envisage de combiner des accéléromètres mesurant une activité et des capteurs indiquant une localisation de l’animal. L’objectif de cette publication belge était de tester et comparer les performances de différentes combinaisons de capteurs dans la détection de l’œstrus et du vêlage.

L’essai s’est déroulé dans la station expérimentale de l’Institut de Recherche en Agriculture des Flandres (Melle, Belgique), avec une conduite en stabulation libre. 13 vaches gestantes (de parité moyenne de 3) et 12 autres vaches non gestantes, inséminées après œstrus (parité moyenne de 2,8) ont été utilisées pour la détection respectivement du vêlage et de l’œstrus. Chaque vache a été équipée de 3 dispositifs : un accéléromètre au niveau de l’encolure, un accéléromètre sur une patte arrière (AX3, Axivity, Royaume-Uni) et un capteur de localisation (en relation avec un logiciel et 7 postes répartis dans la stabulation) (OpenRTLS ultra-wideband (UWB) localization system, DecaWave, Irlande). Des données ont été enregistrées sur une période allant de 2 semaines avant jusqu’à 2 semaines après le vêlage, ou 2 semaines avant l’œstrus jusqu’à 2 semaines après l’IA. Ont été comparées les performances de chaque dispositif pris individuellement et de l’association des dispositifs (par 2 ou 3) sur des intervalles de temps de 24, 12, 8, 4 et 2 heures entre les détections.

Les principaux résultats de cette étude en
élevage ont été les suivants :

  • Intervalle de temps : à la fois pour le vêlage et pour l’œstrus, la sensibilité de la détection est meilleure sur l’intervalle 8-24 heures que pour l’intervalle 2-4 heures. L’utilisation combinée des dispositifs accroit les performances de la détection quel que soit l’intervalle de temps.
  • Utilisation d’un seul dispositif : les résultats ont été équivalents entre les 3 capteurs pour la détection de l’œstrus. Par contre, en ce qui concerne le vêlage, le capteur de localisation s’est révélé plus performant que l’accéléromètre « patte », lui-même plus efficace que l’accéléromètre « encolure ».
  • Association des dispositifs : pour le vêlage, la combinaison des 3 dispositifs a donné les meilleures performances de précision (84-88 %) et de sensibilité (79-85 %), avec une excellente spécificité (95-98 %). En ce qui concerne l’œstrus, la combinaison du capteur de localisation avec soit l’un des 2 ou avec les 2 accéléromètres optimise les performances de précision (72-87 %) et de sensibilité (63-85 %).

En conclusion, cette étude démontre le potentiel de la combinaison de différents dispositifs mesurant l’activité (accéléromètres) et précisant la localisation (capteurs) pour l’enregistrement d’évènements en relation avec la reproduction des vaches laitières (œstrus, vêlage).

Résumé Publication “Calving and estrus detection in dairy cattle using a combination of indoor
localization and accelerometer sensors.”
Benaissa S., Tuyttens F.A.M., Plets D., Trogh J., Vandaele L., Joseph W., Sonck B.
Computers and Electronics in Agriculture. 2020, 168: 105153.

GP-R- FR-NON-200400012

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baisse prononcée au printemps – La santé des ruminants

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En France comme dans la plupart des pays confinés, les filières laitières affrontent d’importants bouleversements de leurs débouchés, report de consommation de la RHD vers la grande distribution,  ralentissement des exportations, qui provoquent en somme un ralentissement de la demande. Tous les grands groupes laitiers français invitent donc leurs livreurs à la modération dans les livraisons printanières. Certains ont pris des dispositions plutôt incitatives dont les modalités diffèrent selon les laiteries. Des coopératives de collecte sont contraintes de réduire drastiquement leur collecte, suite à des baisses de commande de transformateurs français et européens.

Avec de telles dispositions, le prix du lait payé par ces laiteries au printemps s’infléchira plus ou moins nettement de -15 à -30 €/1 000 l par rapport au prix de base versé au printemps 2019. Pour les autres laiteries, il sera au plus égal au niveau du printemps 2019. En somme, le prix du lait standard (moyenne nationale toutes qualités confondues) se situera probablement à mi-chemin entre 2018 et 2019, après avoir été nettement supérieur au 1er trimestre et stable à 355 €/1 000 l.

Samara, Russia – April 13, 2019: Various fresh dairy products ready for sale in chain hypermarket. Packaged milk as background

GP-R-FR-NON-200400044

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hausse saisonnière ralentie début avril – La santé des ruminants

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En première semaine d’avril (S14), la collecte laitière française s’est tassée de -1% /2019 d’après les sondages hebdomadaires de FranceAgriMer. Cette inflexion met fin à trois mois de croissance modérée. En hausse de +1% /2019 en mars, toujours d’après les sondages hebdomadaires FranceAgriMer, la production laitière connaissait une hausse saisonnière plutôt ferme grâce à une météo douce : propice à la pousse de l’herbe et à une mise à l’herbe précoce des troupeaux laitiers. En somme la collecte au 1er trimestre était remontée au niveau de la moyenne des cinq dernières années.

Le tassement de la collecte nationale début avril s’explique surtout pour des raisons météorologiques. Les nuits fraîches, la baisse des températures et l’absence de pluviométrie auraient ralenti la production herbagère. Cette météo moins favorable apparaît comme une aide à la modération des livraisons demandée par les transformateurs.

L’évolution de la collecte dans les semaines suivantes d’avril et en mai sera déterminante pour limiter les laits excédentaires toujours importants lors du pic de lactation. Elle devrait significativement baisser d’une année sur l’autre en montagne, mais en plaine, le ralentissement de la collecte s’annonce moins net, compte tenu des stratégies variées des collecteurs.

GP-R-FR-NON-200400044

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Marchés des produits laitiers : chute des cours des ingrédients laitiers

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Le déséquilibre croissant entre offre et demande a entraîné une forte baisse des cours de la poudre maigre. La cotation ATLA a perdu 720 € en six semaines entre fin février et début avril, pour repasser sous son niveau de 2019 à 1 880 €/t (-40 € /2019 soit -2% /2019). À un tel rythme de baisse, elle pourrait retomber au prix d’intervention (1 698 €/t) avant la fin avril. Après avoir bien résisté, le cours du beurre a commencé à reculer début avril, la cotation ATLA perdant 520 €/t en semaine 15. A 2 600 €/t, elle se retrouve 38% sous son niveau de 2019 (-1 600 €).

Ces évolutions se retrouvent également au niveau européen, où la cotation du beurre a perdu 300 €/t entre mi-février et début avril (semaine 14), à 3 300 €/t, et celle de la poudre maigre près de 500 €, à 2 100 €/t.

Outre-Atlantique, le cours du beurre a perdu plus de 30% entre début mars et début avril, pour afficher 2 700 $/t. Les fabrications de beurre sont très élevées, les usines tournant à pleine capacité, et abondent des stocks déjà importants, alors que les débouchés à l’export ne sont pas suffisants. Le prix de la poudre maigre a reculé de près de 25% sur la même période. Enfin, le cours du cheddar a baissé de plus de 20%, alors que les fabrications sont en hausse.

A l’inverse, les cours du beurre et du cheddar océaniens n’ont pas reculé entre début mars et début avril et ceux de la poudre maigre n’ont cédé que 4%. Le marché océanien semble profiter de la baisse de production en Nouvelle-Zélande et du retour aux achats de la Chine.

GP-R-FR-NON-200400044

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Dossier annuel lait : croissance modérée en 2019. Mais équilibre des marchés menacé en 2020 ?

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En France, le revenu des éleveurs se serait tout juste stabilisé en 2019, malgré des marchés globalement mieux orientés qu’en 2018. D’un côté, ils ont accru leurs livraisons annuelles et ont perçu un prix du lait sensiblement plus élevé. Mais de l’autre, les charges des élevages auraient progressé autant du fait de la hausse des prix des intrants et que des effets de la sécheresse dans certains bassins (nombreux achats compensateurs).

Les éleveurs ont plus ou moins bénéficié des premiers effets de la loi EGALIM. Entrée en vigueur début 2019, elle incite les laiteries à prendre en compte les coûts de production comme indicateur d’évolution du prix du lait et à mentionner le prix d’achat du lait dans la négociation des tarifs des produits vendus à la distribution. Les transformateurs auraient ainsi obtenu des hausses tarifaires significatives pour les produits vendus sous leur marque. En revanche, la renégociation des contrats pour les produits vendus sous marques distributeurs aurait été beaucoup plus âpre, et finalement peu fructueuse.

Avec une collecte nationale stationnaire, les transformateurs français ont sensiblement amélioré la valorisation du lait sur le marché intérieur mais aussi sur les marchés extérieurs. Les exportations ont progressé en valeur grâce au redressement des cours de la poudre maigre, tandis que les importations ont reculé principalement grâce à la baisse des cours de la matière grasse laitière. Rappelons que la France est globalement excédentaire en protéine laitière et à peine autosuffisante en matière grasse.

Plus d’informations disponibles sur le site de l’Idele.

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limiter le risque de contamination sur votre exploitation

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Le COVID-19 est très contagieux. Il est conseillé de désinfecter les surfaces éventuellement porteuses de ce virus avec un désinfectant ayant une action virucide. Respectez les concentrations préconisées ainsi que les temps de contact. Ne faites pas de mélanges de produits. Ayez à portée de main un produit adapté ainsi que le matériel nécessaire pour l’appliquer.

San’Elevage propose des désinfectants référencés sur le site San’Elevage. 

Voici une liste de désinfectants qui peuvent être utilisés pour la désinfection du matériel.

  • VIRKON à 1%
  • TH5 à 5%
  • PROPHYL S à 2% (à rincer à l’eau)
  • VIROCID (Réapprovisionnement compromis actuellement)
  • KENOCID 2100 ROBOT à 2% (à rincer à l’eau)

 

ATTENTION :

– Ils ne sont pas faits pour désinfecter les mains mais seulement le matériel.

– Respectez IMPERATIVEMENT les concentrations recommandées. Evitez de les utiliser dans un endroit peu ventilé pour ne pas en respirer les vapeurs.

 

NB

Selon le site de l’OMS, la classique eau de javel est aussi une bonne solution désinfectante des surfaces propres (mais pas de la peau !). Là encore, respectez bien le mode d’emploi de votre flacon car la javel est vendue à différentes concentrations (2,6% ou 3,6% ou 9,6%)

Le peroxyde d’hydrogène (eau oxygénée) est réputé efficace sur les virus enveloppés comme le COVID-19 mais pour de nombreuses préconisations cela n’est pas noté sur la fiche technique.

N’hésitez pas à contacter votre conseiller EILYPS pour tout renseignement.

L’Equipe Vétérinaire.

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Anticipez un remplacement en cas d’arrêt maladie

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Assurez-vous de transmettre à votre remplaçant :

  • Le Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER) actualisé
  • Un planning des tâches journalier
  • Un listing des animaux par atelier avec vos commentaires
  • Un accès à votre carnet sanitaire sur BREEDER 
  • Des protocoles : consignes de traite (+ lavage des équipements), protocole soin des veaux, protocole reproduction, protocoles mammites, protocole tarissement…
  • Et une liste des numéros utiles : conseiller Eilyps, centre d’insémination, vétérinaire, EDE, …

Votre conseiller est en mesure de vous accompagner dans la rédaction, et l’optimisation, de vos protocoles d’élevage. Pendant la période de confinement, le conseil est possible à distance via téléphone ou par mail.

En cas de remplacement inopiné, et uniquement avec votre accord, votre conseiller Eilyps peut fournir des documents de suivi à votre remplaçant et l’accompagner à distance sur ses missions au sein de votre exploitation.

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