Relations entre antécédents maternels et santé – performances des génisses laitières

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Il est de plus en plus évident, d’après la littérature scientifique, que
les caractéristiques environnementales et maternelles durant la gestation
peuvent influencer la santé, la reproduction et les paramètres de production
chez les Ruminants. Mais il existe peu d’études épidémiologiques établissant l’importance
des antécédents maternels (historique anténatal) sur les critères de production
des animaux d’élevage au sens large.

L’objectif
principal de cette étude américaine est d’évaluer si la santé, la survie et les
performances des génisses laitières, de la naissance à la première lactation, sont
associées à la parité et à l’état de santé de leurs mères.

Cette analyse rétrospective a traité les
données de 1.811 génisses laitières d’un gros élevage laitier situé en Floride,
entre la naissance et 305 jours de lactation (fin de la première lactation).
Ces génisses ont été réparties en 3 groupes :

  • Issues
    de vaches primipares (qui n’étaient donc pas en lactation durant leur
    gestation),
  • Issues
    de vaches multipares « saines » (pas de maladie durant la lactation
    précédente),
  • Issues de vaches multipares
    ayant eu au moins une affection clinique durant la précédente lactation (rétention
    placentaire, métrite, mammite, boiterie, troubles digestifs ou respiratoires).                      

L’évaluation des génisses a inclus les caractéristiques génotypiques et phénotypiques à la naissance, la morbidité, la reproduction et la réforme sur la période naissance-305 jours de la 1ère lactation.

Les principaux résultats significatifs (a ≠ b ≠ c) de cette étude comparative sont récapitulés dans le tableau ci-après :

  • Les génisses issues de vaches primipares sont plus légères à la naissance, ont un taux de réforme plus faible et subissent moins d’avortements (au-delà de 45 jours) par rapport aux autres groupes.
  • Les génisses issues de vaches multipares saines ont moins d’affections cliniques durant leur première lactation, vis-à-vis des 2 autres groupes.
  • Les génisses issues de multipares ayant présenté des troubles de santé au cours de leur précédente lactation ont un taux de réforme plus élevé, malgré de moindres troubles digestifs en première lactation.

En conclusion, la parité et l’état de santé des mères dans leur précédente lactation sont significativement associés à la morbidité, à la survie et aux performances de leurs filles de la naissance à la première lactation : ce sont en effet des facteurs pouvant affecter le développement in utero des futures génisses.

Résumé Publication “Associations between maternal characteristics and health, survival,
and performance of dairy heifers from birth through first lactation”.
Carvalho M.R., Aboujaoude C., Peñagaricano F., Santos J.E.P., DeVries T.J., McBride B.W., Ribeiro E.S.
Journal of Dairy Science. October 2019. 103: in press.

GP-R-FR-NON-200200003

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Boiteries, alimentation, état corporel en période sèche et pathologies péripartum*.

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Durant la période de transition (3 semaines avant et 3 semaines après
le vêlage), les vaches laitières présentent un risque élevé de développer des
maladies infectieuses et métaboliques. Des modifications du métabolisme, la
diminution de l’ingéré en matière sèche dans les semaines précédant le vêlage
sont souvent associées à l’apparition de deux maladies dites “de transition” :
la métrite et la cétose subclinique. Par ailleurs, les boiteries en période
sèche seraient, d’après certaines publications, associées à une diminution des
temps d’alimentation et une réduction de la durée de lactation. D’où l’hypothèse
que les boiteries durant le tarissement entraineraient une diminution de l’ingéré
alimentaire, résultant en une balance énergétique négative et une plus forte
perte d’état corporel avant vêlage, à l’origine d’une sensibilité accrue aux
maladies “de transition”.

Cette étude canadienne avait un double
objectif :

  1. Comparer l’incidence des 2 principales maladies « de transition » (métrite, cétose subclinique) entre vaches « boiteuses » et saines,
  2. Evaluer si les boiteries sont associées aux maladies « de transition » à travers des modifications du comportement alimentaire et une perte d’état corporel en période sèche.

Un total de 461 vaches provenant de 6 élevages laitiers situés en Colombie Britannique, en stabulation libre, a été inclus dans l’étude 9 semaines avant la date prévue de vêlage ; chaque semaine, une note de boiterie leur a été attribuée sur une échelle de 0 à 5 (une vache était considérée comme « boiteuse » lors de 2 contrôles successifs avec une note de 3 ou lors de tout contrôle avec un score supérieur à 3), ceci jusqu’au vêlage. Le statut « boiteries » était apprécié sous 3 critères :

  • vache « boiteuse » ou non en première semaine de tarissement (inclusion) ;
  • vache « boiteuse » ou non durant la période entière de tarissement (notations hebdomadaires) ;
  • proportion de semaines où la vache est « boiteuse » en période sèche.

De plus, une notation de l’état corporel des animaux était réalisée durant la période de tarissement (5 mesures) et lors du vêlage. Un sous-groupe de ces vaches (159 animaux) a été suivi durant la phase de tarissement à raison d’un contrôle par semaine afin de mesurer les temps d’alimentation. Enfin, toutes les vaches ont été contrôlées quant à la présence de cétose subclinique (teneur sanguine en β-hydroxybutyrate : positivité pour taux ≥ 1,2 mmol/l) et de métrite (appréciation visuelle des écoulements vaginaux : présence, consistance, odeur ; échelle de 0 à 4), ceci tous les 3 à 4 jours sur une période allant de 3 à 17 jours après vêlage.

Ont également été enregistrées durant cette même période en post-vêlage des données cliniques et thérapeutiques sur d’autres maladies « de transition » : rétention placentaire, hypocalcémie, déplacement de la caillette.

Les principaux résultats de cette étude sont
les suivants :

  • Prévalence des boiteries : les proportions de vaches « boiteuses chroniques », toujours saines et avec un statut de boiteries évoluant au cours du tarissement ont été respectivement de 23, 33 et 43 %.
  •  Boiteries et maladies « de transition » : la présence d’une boiterie au tarissement est significativement associée à l’apparition de maladies péripartum de manière générale et plus particulièrement de métrites … mais par contre aucune relation entre boiterie et cétose subclinique n’a été mise en évidence. Ainsi, les vaches à boiteries chroniques ou avec une proportion accrue de semaines avec un statut « boiteux » en période sèche avaient un risque significativement supérieur de présenter une métrite ou une maladie « de transition » au sens large (risque augmenté de 9 % pour un accroissement de 10 % de cette proportion de temps avec boiterie).
  • Boiteries et comportement alimentaire : la présence de « boiterie » est significativement associée à une réduction de la durée d’alimentation : en moyenne 20 minutes de moins par jour de temps d’alimentation en comparaison aux vaches saines.
  • Comportement alimentaire et maladies « de transition » : l’accroissement du temps d’alimentation durant les jours précédant le vêlage est significativement associé à une réduction du risque de développer une maladie « de transition ».
  • Boiteries et état corporel : les troubles locomoteurs en période sèche ne sont pas associés à des variations d’état corporel. Cependant, les vaches ayant perdu de l’état en période sèche ont plus de risques de développer une maladie « de transition », particulièrement cétose subclinique et métrite.

En conclusion, les résultats de cette étude soutiennent l’hypothèse d’une association entre boiteries en période sèche et maladies « de transition », ce qui rend nécessaire un diagnostic précis des vaches « boiteuses » au tarissement. Un des mécanismes expliquant cette relation est la réduction des temps d’alimentation en période sèche.

*NDLR : cette publication fait
suite aux travaux de la même équipe canadienne (Daros et al) concernant l’épidémiologie
des boiteries des vaches laitières en période sèche (cf. : Newsletter « Au
cœur du lait » de Novembre-Décembre 2019).

Résumé Publication “The relationship between transition period diseases and lameness, feeding time, and body condition during the dry period.”

Daros R.R., Eriksson H.K., Weary D.M., von Keyserlingk M.A.G.

Journal of Dairy Science. November 2019. 103: in press.

GP-R-FR-NON-200200003

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Santé de la mamelle et réforme des vaches laitières

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Les réformes affectent l’économie des élevages et le bien-être animal. A ce titre, leur gestion constitue un outil important du management des troupeaux laitiers. Elles peuvent être classées en 3 catégories :

  • vente d’animaux à l’extérieur,
  • abattage, mortalité dans l’élevage,
  • décision de réforme pour des raisons notamment économiques.

Les motifs de réforme les plus courants à l’échelle de l’animal sont liés à l’état sanitaire (avec les mammites comme raison principale), à la production laitière insuffisante, à l’âge de la vache (animaux trop âgés), à une mauvaise fertilité.

L’objectif de cette étude réalisée par une
équipe de l’Université de Copenhague (Danemark) est d’explorer les facteurs
associés à la réforme des vaches laitières dans les troupeaux danois, et plus
particulièrement :

D’étudier les associations entre réformes (abattages) et données sanitaires en relation avec la santé de la mamelle (infection, clinique et traitement),

D’explorer les variations dans ces associations entre troupeaux (notamment quant au comportement des éleveurs dans leurs décisions de réforme).

Les auteurs ont analysé les informations de la
base de données nationale (« Danish Cattle Database »), entre fin février
et début mars 2016, pour un total de 1.452 troupeaux laitiers. Les données
disponibles et incluses dans cette base ont été notamment : le niveau de
production laitière, le comptage cellulaire (CCS), la parité et différents paramètres
sanitaires avec un focus spécifique sur la santé de la mamelle. Pour chaque
élevage, les observations et analyses de santé étaient divisées en 5 groupes :
primipares en milieu de lactation et en fin de lactation ; vaches
multipares en début, milieu et fin de lactation.

Les principaux résultats de cette étude sont
les suivants :

  • De manière générale, un niveau élevé de production laitière était associé à un plus faible risque de réforme, avec un effet amplifié pour les primipares dans quasiment tous les troupeaux étudiés. Cependant, dans 20 % des troupeaux, une forte production laitière a été associée à un risque plus élevé de réforme pour les vaches multipares en début de lactation.
  • Un taux élevé de traitement de mammites (en lactation) ou l’apparition d’autres troubles de santé étaient associés à un risque plus élevé de réforme, ceci pour plus de 70 % des troupeaux.
  • Un comptage cellulaire élevé (CCS) augmentait de même le risque de réforme dans plus de 70 % des élevages : dans 57 % des troupeaux pour les primipares en milieu de lactation, dans plus de 90 % des troupeaux pour les multipares en milieu et fin de lactation.
  • Chez les multipares, l’augmentation de la parité était associée à l’accroissement du taux de réforme dans plus de 90% des élevages.
  • Un traitement au tarissement lors de la précédente lactation diminuait le risque de réforme des vaches en début de lactation dans plus de 70 % des élevages.
  • Les facteurs influençant la décision de réforme sont différents d’un élevage à l’autre. Pour les primipares, les principaux facteurs ont été soit la santé de la mamelle, soit le comptage cellulaire ou le niveau de production laitière. Pour les multipares, une différence a été observée entre début de lactation d’une part (pas de facteur prédominant), milieu et fin de lactation d’autre part (avec l’impact primordial de la parité).

En conclusion, l’étude a permis d’isoler des facteurs importants pouvant influencer la décision de réforme des vaches laitières au Danemark : parité, niveau de production laitière, comptage cellulaire, santé de la mamelle (mammites). Mais il existe des variations dans la hiérarchie de ces facteurs entre élevages, entre primipares et multipares et selon le stade de lactation.

Résumé Publication “Associations between udder health and culling in dairy cows.”
Gussmann M., Denwood M., Kirkeby C., Farre M., Halasa T.
Preventive Veterinary Medicine. November 2019. 171 : 104751.

GP-R-FR-NON-200200003

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Brèves de traite – Février 2020

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NUTRITION : BACA, performances et santé des vaches laitières

Il est recommandé de distribuer un régime alimentaire à balance alimentaire anion-cation (BACA) négative (régime « acidogène ») aux vaches multipares avant vêlage afin d’améliorer leurs performances en lactation ainsi que leur état de santé (baisse des risques de maladies post-partum). L’objectif de cette méta-analyse réalisée par des équipes américaine et australienne était de déterminer les effets d’une modification de la BACA (= cations – anions = (K+ + Na+) – (Cl + SO42-)) avant vêlage sur la santé et les performances des vaches laitières. Au total ont été prises en compte 42 expérimentations pour 134 traitements différents et 1.803 vaches (dont 150 primipares). Réduire la BACA sur des vaches en période pré-partum diminue leur ingéré en matière sèche avant vêlage, mais augmente leur prise alimentaire en phase de post-partum. Les vaches multipares produisent plus de lait avec plus de matières protéiques et grasses lors de régimes « ante-partum » à BACA négative, ce qui n’est pas observé sur les primipares. Les taux sanguins croissants de calcium au moment du vêlage et en période post-partum expliquent la réduction du risque de fièvre vitulaire chez les vaches multipares avec une réduction de la BACA. La diminution de la BACA est également associée à la réduction des risques de rétention placentaire et de métrite, résultant en une baisse des troubles sanitaires par vache, tant pour les primipares que pour les multipares. (Santos et al, Journal of Dairy Science, 2019, 102 : 2134-2154).

ELEVAGE BIO : efficacité alimentaire et émission de gaz

Les élevages laitiers conventionnels semblent avoir de meilleurs rendements en termes d’efficience alimentaire (énergie et azote) et d’émission de gaz (méthane) par rapport aux élevages bio : c’est une des conclusions d’une revue bibliographique américaine qui a compilé 3 séries d’études publiées combinant modes d’élevage et races de vache laitière : ❶ élevages bio, race Jersiaise (11 études) ; ❷ élevages conventionnels, race Jersiaise (19 études) ; ❸ élevages bio, race Holstein (11 études). Les paramètres évalués étaient l’efficacité alimentaire (niveau de production laitière corrigée par l’énergie/ingéré de matière sèche), l’efficacité « azotée » (niveau d’azote du lait/ingéré azoté) et l’émission de méthane digestif (g/kg lait corrigé en énergie). Les vaches du groupe 1 (bio, Jersey) ont une moindre efficience alimentaire (-16 %) et azotée (-15,5 %) que les vaches du groupe 2 (conventionnel, Jersey), en raison notamment d’un plus fort ingéré relatif en matière sèche (+10,4 %). L’émission de méthane est également augmentée de 71 % pour les vaches du groupe 1 par rapport à celles du groupe 2. Les élevages bio ayant la plus forte dépendance ‘fourragère’ et la plus longue durée de pâturage en été étaient les moins efficients au niveau alimentaire et les plus forts émetteurs de méthane à un niveau individuel (animal) et collectif (élevage). (Brito et Silva, Journal of Dairy Science, December 2019, 103, in press).

MAMMITES : mammites subcliniques à SCN, comptage cellulaire et production laitière chez les vaches primipares

Les espèces de Staphylocoques
« non aureus » (SCN)
impliquées dans les mammites subcliniques des vaches laitières primipares n’ont
pas toutes le même impact sur les niveaux de cellules somatiques du lait :
cette étude
longitudinale réalisée par l’Université de Gand (Belgique) visait à évaluer l’impact de mammites subcliniques dues à des
Staphylocoques « à  coagulase négative »
(SCN) dans les 18 premiers jours de lactation sur le comptage en cellules
somatiques du lait (CCS) et le niveau de production laitière de vaches
primipares Holstein. Au total, 82 animaux ont été suivis de 1 à 130 jours de
lactation avec prélèvements de lait de quartier tous les 14 jours. Une culture
bactériologique a été réalisée sur les prélèvements des périodes 1 à 14 jours
puis 15 à 18 jours de lactation. Staphylococcus chromogenes a été
l’espèce la plus fréquemment isolée, que ce soit au cours de la première ou de
la seconde période de prélèvements (respectivement 29 et 53 % des
isolats de SCN). Dans les quartiers infectés par Staphylococcus chromogenes
dès la première bactériologie positive, il a été noté un comptage en cellules
somatiques du lait significativement plus élevé que dans les quartiers non
infectés dans la suite de la lactation (au-delà de 18 jours) ; cet effet
défavorable n’est pas confirmé pour les autres espèces de SCN. Par contre, quelle
que soit l’espèce bactérienne (SCN), le statut infecté de la mamelle dans les
18 premiers jours de lactation n’entraine pas une baisse du niveau de
production laitière cumulée des 4 mois post-vêlage. (Valckenier et
al, Journal of Dairy Science, October 2019, 103, in press).

VEAU LAITIER : facteurs de risque de la mortalité périnatale

Au niveau individuel, les facteurs de risque de mortalité périnatale (0-48 heures) des veaux laitiers les plus couramment reportés sont la saison ou le mois de naissance, le sexe, l’assistance au vêlage, la parité et la gémellité : des auteurs néo-zélandais ont réalisé une large revue de la littérature (sur les 20 dernières années) concernant la mortalité périnatale des veaux laitiers. Celle-ci était comprise selon les études entre 2,4 et 9,7 %. Il existe des paramètres retrouvés constamment (et indépendamment du pays, de la région ou du type d’élevage) comme facteurs de risques de cette mortalité : l’assistance au vêlage (risque plus élevé en cas d’intervention), la parité (veaux issus de vaches primipares) et la gémellité (risque plus élevé si jumeaux). Pour la saison, le risque dépend des pays ou continents : la mortalité est plutôt plus élevée en hiver dans les pays européens. Les veaux mâles seraient plus sujets à la mortalité périnatale, même si presque la moitié des études ne sont pas concluantes sur ce point. Enfin, il est difficile de mettre en évidence l’influence d’autres facteurs individuels (exemple : poids à la naissance) ou inhérents à l’élevage (exemples : taille de la ferme, management, reproduction, …), souvent à cause du faible nombre d’études publiées.  (Cuttance and Laven, The Veterinary Journal, 2019, 253 : 105394).

SANTE : épidémiologie de l’infection à Herpesvirus bovin de type 4 en élevage laitier

La transmission horizontale joue un rôle déterminant dans la transmission de l’Herpesvirus bovin de type 4 (BoHV-4), et la contamination des lots de femelles est suffisante pour induire une forte population séropositive :  ce sont les principaux enseignements d’une étude épidémiologique espagnole conduite dans un élevage laitier présentant des épisodes récurrents de métrite à BoHV-4. Les sérologies ont été effectuées au départ sur tous les animaux de plus de 6 mois dans le troupeau ; ensuite ont été prélevées uniquement les génisses, mensuellement durant les 4 mois suivant leur introduction dans le troupeau, puis 6 à 10 mois après leur entrée dans l’élevage. Par ailleurs, des prélèvements pour analyse PCR ont été réalisés sur des femelles réparties en 4 groupes (primipares ou multipares, avec ou sans métrite), à partir de sécrétions : vaginales au moment du vêlage ; vaginales, nasales et lactées toutes les semaines dans le premier mois de lactation. La séropositivité augmentait avec la parité. Quelques primipares positives en PCR au vêlage n’avaient pas encore séroconverti dans le mois suivant la mise bas (animaux excréteurs séronégatifs) ; la plupart des génisses (80 %) étaient devenues séropositives 6 à 10 mois après leur introduction dans le troupeau. Pour les multipares infectées, l’excrétion a été prédominante via les sécrétions vaginales (chez 93 % des femelles infectées), moins importante dans les exsudats nasaux (50 %) et dans le lait (50 %). Pour les autres groupes (primipares avec ou sans métrite), l’excrétion virale n’a pu être mise en évidence que sur les sécrétions vaginales et seulement dans la semaine suivant le vêlage. (Diaz et al, Veterinary Microbiology, December 2019, 239 : 108495).

TRAITE : facteurs de variation du CCS de vaches saines en robot de traite

Les variations physiologiques sont probablement responsables d’une large part de la variabilité totale du comptage en cellules somatiques (CCS) des vaches laitières saines (sans mammite clinique) traites à l’aide d’un robot : une équipe universitaire norvégienne a analysé les données de 129 vaches (pour 173 lactations) d’un élevage expérimental, équipé d’un robot de traite (De Laval) et d’un compteur cellulaire en ligne (On-Line Cell Counter, De Laval). Les données de 62.400 traites individuelles ont été collectées sur une période de 16 mois ; les vaches sélectionnées étaient indemnes de mammite clinique (statut validé par une bactériologie sur lait de quartiers). Les facteurs suivants (à l’échelle individuelle) n’expliquaient que 15 % de la variabilité du critère CCS : stade de lactation, parité, niveau de production laitière, cellules somatiques résiduelles de la précédente traite, différence de conductivité entre les quartiers, saison, statut infectieux et lignée génétique. Une proportion importante des variations du CCS reste inexpliquée, malgré un enregistrement précis et continu du statut infectieux intramammaire des vaches. Les variations du CCS sont vraisemblablement dues à des fluctuations physiologiques, ce qui est à considérer dans le cadre de la conduite sanitaire d’un troupeau laitier. (Norstebo et al, Preventive Veterinary Medicine, 2019, 172, 104786).

IMMUNITE : qualité du colostrum de la vache laitière à l’échelle du quartier 

Le niveau de production laitière et
les concentrations en IgG des différents quartiers de la mamelle ne varient pas
seulement au moment du premier colostrum, mais également durant les traites suivantes.
Les auteurs avaient pour objectif d’étudier les niveaux de production
laitière et d’IgG, ainsi que leur distribution entre les différents quartiers
de la mamelle, ceci au cours des premières traites suivant le vêlage. Un suivi
a été réalisé sur 29 vaches laitières Holstein multipares d’un élevage
suisse : une première traite était effectuée 30 à 180 minutes suivant le
part, puis 2 fois par jour (pour un total de 5 traites après vêlage). Production laitière et
concentration en IgG étaient mesurées par vache et par quartier pour l’ensemble
des traites. La répartition de la quantité de lait et d’immunoglobulines G n’a
pas été complétement répétable pour les 5 traites successives : le « classement »
des quartiers sur ces critères a en effet changé au cours du temps. La
production du premier colostrum n’était pas liée à des facteurs inhérents à la
vache ou au veau (intervalle
vêlage-1ère traite, parité, production laitière précédente, durées
de gestation et de tarissement, sexe et poids de naissance du veau). La
production laitière était supérieure, à la fin de l’étude, sur les quartiers
arrière. La concentration en IgG par quartier était plus élevée chez les vaches
à plus forte production laitière lors de la précédente lactation, plus faible
chez les vaches à gestation plus longue ou ayant des veaux plus lourds à la
naissance. La décroissance des taux d’IgG a été indépendante de l’augmentation
concomitante de la production de lait, avec des variations de niveau par
quartier. Ces résultats confirment l’indépendance des différents quartiers de
la mamelle au moment du démarrage de lactation, ceci malgré une même exposition
aux stimuli hormonaux.  (Kessler et al, Journal of
Dairy Science, October 2019, 103, in
press).

BREBIS LAITIERE : association entre charge parasitaire intestinale et mammite subclinique chez la brebis laitière

La prévalence de mammites subcliniques est significativement supérieure chez les brebis laitières infestées par des nématodes gastro-intestinaux en comparaison à des brebis non parasitées : c’est la conclusion d’une étude réalisée en Grèce sur près de 3.500 brebis laitières réparties dans 16 élevages. Les prévalences estimées, sur la base d’analyses cliniques, bactériologiques et coprologiques, ont été de 23 % pour les mammites subcliniques (avec 2/3 des cas dus à des Staphylocoques « à coagulase négative ») et de 63 % pour les infestations à nématodes gastro-intestinaux (avec prédominance de Teladorsagia spp. et Haemonchus spp. : respectivement 53% et 38 % des isolements). La prévalence des mammites subcliniques a été significativement supérieure chez les brebis infestées (26 %) par rapport aux brebis non parasitées (16 %). Il en a été de même en fonction du niveau d’infestation (en opg = œufs par gramme de fèces) : prévalence de 31 % pour les brebis à forte charge parasitaire versus 19 % pour les animaux à faible charge parasitaire (seuil = 357,7 opg). Le niveau moyen d’infestation était également significativement plus élevé chez les brebis ayant une mammite subclinique en comparaison des brebis saines : 500 versus 316 opg. (Kordalis et al, Veterinary Parasitology, 2019, 265 : 56-62).

  LOCOMOTION : étiologie du phlegmon interdigité en élevage laitier

Les principales bactéries isolées lors de phlegmon interdigité (ou panaris) de la vache laitière sont Fusobacterium necrophorum dans tous les stades lésionnels de l’infection, Trueperella pyogenes dans les stades tardifs (vers la guérison), avec un rôle croissant de Dichelobacter nodosus dans les formes les plus sévères. Des scientifiques de la Faculté Vétérinaire d’Helsinki (Finlande) ont suivi 19 troupeaux de vaches laitières en stabulation libre concernés régulièrement par des épisodes de panaris, ainsi que 3 élevages « témoins » non atteints (moyenne de tous les élevages : 75 vaches laitières et 9.234 kg de lait). Les élevages à problèmes récurrents de panaris étaient divisés en 2 groupes selon le taux de morbidité dans les 2 mois suivant l’apparition des signes cliniques (9-33 % et plus de 50 %).  Des prélèvements pour bactériologie ont été réalisés sur 106 vaches souffrant de panaris, 58 vaches atteintes d’autres troubles locomoteurs et 64 vaches saines. Fusobacterium necrophorum sous-espèce necrophorum était significativement associé aux lésions de panaris à tous les stades lésionnels (aigu et en cours de cicatrisation). Six autres bactéries ont été également isolées sur les vaches atteintes de panaris : Dichelobacter nodosus, Porphyromonas levii, Prevotella melaninogenica, Treponema spp. et Trueperella pyogenes. Cette dernière bactérie était plutôt associée au second stade de l’infection (évolution vers la guérison des lésions). Dans la majorité des prélèvements issus de lésions aiguës (66.7%) ont été mis en évidence conjointement F. necrophorum et D. nodosus. Enfin, les auteurs ont trouvé des différences en termes de bactériologie selon le taux de morbidité dans l’élevage (modéré ou élevé) : D. nodosus était plus communément isolé sur les lésions de vaches issues de troupeaux à forte morbidité. (Kontturi et al, BMC Veterinary Research, 2019, 15 : 44).

TRAITEMENT : réduction des traitements antibiotiques au tarissement et santé mammaire dans les élevages néerlandais

La transition recommandée aux Pays-Bas d’un traitement systématique vers un traitement sélectif au tarissement a résulté en une réduction des prescriptions d’antibiotiques en élevage laitier sans entrainer d’effets défavorables sur la santé de la mamelle en période sèche. Les auteurs néerlandais avaient pour objectif d’évaluer la dynamique des comptages cellulaires du lait dans le cadre d’une transition encouragée au niveau national d’un traitement systématique vers un traitement sélectif au tarissement. Outre l’analyse d’une base nationale (3.500 élevages), les auteurs ont extrait, à partir de données de cabinets vétérinaires (280 élevages), 20 troupeaux laitiers dont ils ont analysé les données de performances (production laitière) et de santé (taux de nouvelles infections de la mamelle, taux de traitement et taux de guérison de ces infections entre autres), soit 2.638 vaches entre 2013 et 2015. De manière globale, ont été observées dans ces 20 élevages sur la période considérée de 2 ans : ❶une diminution des prescriptions d’antibiotiques en général de 29 %, d’antibiotiques au tarissement de 35 % et d’antibiotiques en lactation de 29 % ; ❷une stabilisation du taux de nouvelles infections mammaires durant le tarissement (12 à 14 %) et du pourcentage de guérison des infections mammaires au tarissement (83 à 80 %). Au niveau individuel (vache), un faible comptage cellulaire mesuré au premier prélèvement de lait le vêlage était significativement associé à : ❶l’application d’un antibiotique au tarissement associé ou non à un obturateur ; ❷l’utilisation d’un obturateur seul au tarissement ; ❸un faible niveau de cellules mesuré au dernier prélèvement de lait avant tarissement. (Vanhoudt et al, Journal of Dairy Science, 2018, 101, 3248-3260).

GP-R-FR-NON-200200003

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Collecte française : croissance modérée, ferme malgré un cheptel en repli et veille de compétitivité sur la filière lait de vache

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Amorcé l’automne dernier, le redressement de la collecte française s’est poursuivi cet hiver. Après avoir regagné 1,4% /2018 au 4ème trimestre, elle a progressé au même rythme en janvier, de +1,5% /2020 d’après les sondages hebdomadaires FranceAgriMer. Rappelons qu’elle a été affectée comme en 2018 par une forte sécheresse estivale sur la plupart des bassins laitiers. Cependant l’automne 2019 a bénéficié de conditions météorologiques douces et humides propices à la production herbagère. Ainsi la collecte annuelle a presque égalé le niveau 2018 (-0,1%). Toutefois la production laitière française n’a pas retrouvé le niveau de l’hiver 2017/2018 et demeure éloignée du niveau record atteint en 2015 (-5% /2015).

Cette forte reprise de la production s’est faite malgré un cheptel national très réduit, en recul de 59. 000 vaches au 1er janvier 2020, soit -1,6% /2019. Au 2nd semestre 2019, la hausse saisonnière des effectifs de vaches laitières a été très réduite. D’un côté, les réformes ont été moindres au 2nd semestre 2019 qu’en 2018. De l’autre, les entrées de génisses en lactation ont été exceptionnellement faibles. Malgré cet effectif réduit, les éleveurs ont pu mobiliser des réserves de productivité dans leur troupeau grâce à des fourrages de bonne qualité nutritionnelle.

Comparaison de la compétitivité de la filière laitière française et de ses principaux concurrents

FranceAgriMer
vient de publier sa dernière édition de la veille de compétitivité sur la
filière lait de vache. Cette veille concurrentielle internationale sur les
produits au lait de vache a pour objectif de comparer, pour la 5e année,
les facteurs de compétitivité de la filière laitière de la France et de ses
principaux concurrents. Elle porte sur les données 2018.

La
filière lait de vache est caractérisée par l’importance des échanges sur le
marché mondial, sur lequel quelques grands producteurs et exportateurs de
produits laitiers sont en concurrence directe. La filière laitière française
possède d’incontestables atouts et une forte présence internationale, mais sa
position par rapport à ses concurrents mérite d’être précisée et suivie au fil
des années.

Quels sont les écarts entre les différents concurrents ? Comment la France se positionne-t-elle ? Quelles sont les évolutions notables par rapport aux années précédentes ? Autant de questions auxquelles s’efforce de répondre cette nouvelle édition de la veille.

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Prix du lait : ferme et stable

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Le prix du lait standard (SIQO compris) payé aux éleveurs français est stationnaire depuis novembre à 352 €/1 000 l, malgré la nette progression du lait valorisé en beurre/poudre maigre sur le marché européen. Il a légèrement marqué le pas entre septembre et novembre sous l’effet d’indice de saisonnalité moins favorable. La moyenne annuelle en 2019 s’établit à 351 €/1 000 l.

Au 1er trimestre 2020, le prix moyen du lait pourrait se maintenir au-dessus de 350 €/1 000 l, soit 2% au-dessus du niveau de l’hiver 2019. Il pourrait ensuite s’apprécier de nouveau si la valeur du lait transformé en ingrédients laitiers (beurre et poudre maigre) progresse et si les négociations commerciales entre les distributeurs et les transformateurs prennent davantage en compte le prix de revient du lait à la production.

GP-R- FR-NON-200200048

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Marchés des produits laitiers : des fondamentaux positifs sous la menace du coronavirus

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Les cours de la poudre maigre ont poursuivi leur hausse en janvier, mais à un rythme ralenti. La cotation française ne progresse que de 1% en 5 semaines pour afficher 2 670 €/t début février (+36% /2019). La hausse des cours a également été modérée aux Etats-Unis (+2% d’un mois sur l’autre) et en Océanie. La progression de la production laitière dans les bassins exportateurs ne semble cependant pas suffisante pour satisfaire la demande sur le marché mondial et l’offre sera également limitée dans les mois à venir par des stocks réduits aussi bien dans l’UE 27 qu’aux Etats-Unis.

Les cours du beurre des principaux exportateurs sont demeurés quasi stables en janvier et ont convergé vers les 3 600 €/t. La production de beurre demeure dynamique à travers le monde. En Europe, elle progresse de près de 3% sur les 11 premiers mois, tirée par la demande internationale, la consommation intérieure demeurant stable. Aux Etats-Unis, la production enregistre une hausse de 5% /2018 au dernier trimestre 2019 et les stocks atteignent des niveaux historiques.

Les cours des fromages demeurent fermes. Le prix du gouda allemand a bondi de 4% d’un mois sur l’autre en janvier 2020, pour afficher un cours plus atteint depuis l’automne 2017. Après un recul entamé en septembre, le cheddar américain a légèrement rebondi en janvier et affiche toujours un niveau très élevé (4 366 €/t, +34% /2019). Le cheddar océanien reste donc beaucoup plus compétitif que son homologue américain et son cours poursuit sa hausse.

Mais l’épidémie qui touche la Chine depuis la fin de l’année 2019 pourrait, outre le bilan humain, avoir des répercussions sur le secteur laitier et déstabiliser les marchés. Si la situation est loin d’être uniforme, un certain nombre d’éleveurs subissent les conséquences des blocages routiers mis en place dans l’objectif d’enrayer la propagation du virus, à travers les difficultés ou l’arrêt de l’approvisionnement en alimentation animale et de la collecte du lait. Déjà affectée par la prolongation des vacances chinoises (écoles et cantines fermées), la consommation de produits laitiers subit maintenant les mesures de confinement dans certaines zones, les sorties limitées des habitants dans le reste du pays et le nombre réduit de touristes et de voyages d’affaires. Ce recul de la demande en Chine pourrait, s’il se prolonge, affecter les importations de produits laitiers, notamment ceux utilisés dans la restauration hors-domicile.

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▶ Répondre au tassement des sols engendré par les conditions météo

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La compaction des sols en culture de maïs est particulièrement dommageable. Les essais menés par Arvalis ont montré des pertes de rendement de 30% en sols tassés en comparaison à un sol non tassé pour un maïs fourrage. Les parcelles en couverts, composés d’espèces dont les systèmes racinaires sont diversifiés, et profonds, verront ce risque réduit car ils facilitent le drainage des eaux et agissent positivement sur la structure (Ex : Tournesol, Radis Chinois, Phacélie, Féverole, etc.). Vigilance pour les parcelles en dérobées à base de Ray-grass qui, malgré leur capacité à puiser l’eau des sols, risque d’accentuer cet effet de prise en masse compte tenu de leur système racinaire bien dense.

Il est dans ce cas recommandé d’effectuer un diagnostic de fertilité physique avant destruction pour définir les niveaux de tassement (pour plus de renseignements sur nos outils contacter le service Agronomie d’Eilyps au 02.30.21.03.20). Ce dernier orientera sur les travaux de préparation de sol pour la réussite de la culture selon le niveau et la profondeur du tassement. Limitez la charge à vos prochains passages lors des prochains apports organiques. Cette année particulièrement il est préférable de revenir plusieurs fois « moins lourd » pour éviter les tassements en profondeur, plus compliqués à retravailler.

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Coûts de production : un dossier de l’Institut de l’Elevage fait le point

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Le Dossier Economie de l’Elevage « Coûts de production en élevages bovins, ovins et caprins » fait le point sur les méthodes de calcul de ces indicateurs, en détaille les usages, et les illustre avec les résultats des fermes des Réseaux INOSYS depuis 2010 pour les 5 productions : bovins lait, bovins viande, ovins viande, ovins lait, caprins.

L’Institut de l’Élevage a élaboré il y a plus de 10 ans, avec le concours des Chambres d’Agriculture et grâce à notre expérience commune d’animation des Réseaux d’élevage INOSYS, une méthode précise d’analyse des coûts des exploitations d’élevage au niveau de l’atelier. Celle-ci est désormais reconnue par la plupart des intervenants en France. Cette méthode est très proche de celle utilisée dans les comparaisons internationales des « systèmes d’élevages types » réalisées par les réseaux IFCN (pour le lait de vache) et Agribenchmark (pour les productions de viandes), dans lesquels l’Institut de l’Elevage est partie prenante.

La rémunération des éleveurs est un sujet d’une actualité brûlante, tout particulièrement depuis les États Généraux de l’Alimentation de 2017, la loi EGALIM et les Plans de filière négociés dans la foulée au sein des Interprofessions. Tous font référence à des indicateurs de prix de revient au niveau des exploitations, avec de nombreux débats sur l’échantillon des élevages utilisé pour calculer cet indicateur… Néanmoins, la méthode de calcul détaillée dans ce dossier a été unanimement adoptée.

Les différents chapitres de ce document montrent qu’au cours de cette dernière décennie, le niveau de rémunération, fixé à 2 SMIC bruts par convention, est rarement atteint par les éleveurs suivis dans les réseaux d’élevage, qui rappelons-le se situent pourtant dans le tiers supérieur des résultats de l’ensemble des exploitations d’élevage français. Cela reste un défi majeur pour la pérennité de l’élevage ruminant dans la plupart des régions françaises, à une période de rupture démographique.

GP-R-FR-NON-191000023

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Le lait Français continue de gagner du terrain ! –

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Les importations de lait liquide conditionné divisées de plus de moitié en 3 ans
(Source : CNIEL – Eurostat)

La démarche « Lait collecté et conditionné en France » porte ses fruits. Elle répond aux attentes des consommateurs qui souhaitent un lait d’origine France. En 2018, la France a ainsi diminué de 23 % ses importations de lait liquide conditionné par rapport à 2017 : 95 millions de litres en 2018, contre 124 millions de litres en 2017. Un volume en chute de 58 % par rapport à 2015 (226 millions de litres importées). Désormais, 97 % du lait liquide consommé en France est français.

En 2018, le lait importé provenait quasi-exclusivement de deux pays : la Belgique, à 53,1 % et l’Allemagne, à 38,4 %.

 

 

La balance commerciale du lait liquide excédentaire

 

En 2018, les importations de lait liquide conditionné en France ont continué de diminuer. Le solde de la balance commerciale du lait de consommation est ainsi passé d’environ environ +218 millions de litres en 2017 à +225 millions de litres en 2018, soit +3,4 %.

En effet, les laiteries françaises ont exporté environ 320 millions de litres de lait conditionné à l’international en 2018 et importé environ 95 millions de litres (-23 % vs 2017).

En valeur, la balance commerciale de lait liquide conditionné reste excédentaire, à +112 millions d’euros en 2018.

 

 

Italie, Espagne, Chine : les trois destinations principales du lait français

Lorsqu’il part à l’international, le lait liquide français conditionné est essentiellement destiné à des pays de l’Union européenne (près de 80 % des exportations). Dans le trio de tête de ses pays clients, on trouve l’Italie (45,9 %), l’Espagne (24,2 %), puis, en troisième position, la Chine (5,3 %).

 

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